Selon une source proche du parti gouvernemental Smer, celui-ci a pris en considération vendredi dernier selon le schéma suivant : si la participation aux manifestations de protestations était élevée, le rythme pourrait se maintenir au moins 3 jours et d'autres personnes rejoindraient les enseignants, le gouvernement se montreraitfavorable à engager une négociation avec les enseignants mécontents.
Une faible participation?
La participation aux manifestations de protestation d'hier n'a pas surpris, mais est restée faible. Au total 11 000 enseignants attachés à 746 écoles sont en grève. Ce chiffre reste toutefois considérablement inférieur à la situation en 2012. A cette époque, presque la totalité des écoles en Slovaquie sont restées fermées. Selon le quotidien Hospodárske noviny, cette participation relativement modeste constituera pour le gouvernement un certain joker qu'il utilisera contre les enseignants mécontents, lui permettant de balayer d'un revers de la main leurs revendications. Les propos du premier ministre Robert Fico le laisse sousentendre : « Malheureusement nous ne pouvons que constater qu'il s'agit d'une action à motivation politique, qui n'a un soutien direct d'aucune organisation syndicalereprésentative du corpsenseignant, prenant en quelque sorte en otages les enfants et leurs parents, mais aussi les pédagogues qui n'entreront pas en grève », a déclaré le chef du gouvernement.
Néanmoins, faut-il se rappeler qu'à une èpoque déjà éloignée ce type de manifestations de protestation contre la politique du gouvernement en place a été favorable à l'essor de M. Fico et son parti en lui apportant leur soutien. Par exemple, en 2003 lorsque l'on a pu voir quelques instants le président du parti Smer mêlé à environ 1000 enseignants protestants dans les rues de la capitale. Aujourd'hui , il ne ressent pas la nécessité de les rencontrer. « Le premier ministre ne doit pas cautionner ces grèves d'enseignants, dans la mesure où son premier et second gouvernement a fait augmenter leur salaire globalement de 50 % », explique le service de presse du gouvernement.
source :HNonline