Dans des classes et des écoles distinctes, une nouvelle année scolaire commence pour des milliers d’enfants rom. C’est-ce que stigmatise le dernier rapport présenté par l’association non gouvernementale Amnesty International lors d’une conférence de presse. Ce rapport sur la situation de ségrégation affectant les enfants rom en Slovaquies s’intitule « Des promesses non tenues : L’incapacité de mettre un terme à la ségrégation des enfants rom en Slovaquie ». Selon Amnesty International, il faut en chercher la raison dans l’inaction et l’incompétence du gouvernement à résoudre ce processus illégal et discriminatoire.
De manière très dure, Amnesty International estime que les autorités slovaques n’ont pasune démarche cohérente s’inscrivant dans la durée quant aux efforts d’intégration. Selon l’enquête en 2012 du Programme du développement de l’ONU, 43 % des rom inscrits dans les écoles courantes sont classés dans des classes ségréguées ethniques. L’association souligne que le gouvernement slovaque tolère la discrimination sur une base ethnique dans l’enseignement. La ségrégation ne disparaît pas malgré des critiques répétées locales et internationales.
En réaction, dans un débat hebdomadaire initiè par la Télévision slovaque « Midi moins 5 », le ministre de l’éducation nationale Dušan Čaplovič a déclaré ne pas partager la position de l’association non gouvernementale Amnesty Internationale qui dénonce la ségrégation des enfants rom dans les écoles en Slovaquie. Il a déclaré : « La situation est celle-ci : là, où se trouvent 4 a 5 Roms dans la classe, tout va bien, mais plus nombreux, plus l’agressivité augmente et l’autorité de l’instituteur ne suffit pas, et il a beau y avoir un assistant. Là réside toute la difficulté à laquelle Amnesty n’apporte aucune solution. » Selon le ministre en Slovaquie on peut parler de la ségrégation non seulement dans le domaine de l’enseignement. Une solution globale et complexe du problème des roms est nécessaire. Amnesty International, selon lui, d’un cas d’espèce concrèt le généralise pour toute la Slovaquie.
Pour sa part, Miroslav Pollak, plénipotentiaire du gouvernement pour les communautés roms, considère que la Loi sur un minimum de moyens d’existence constitue une base de la réforme vis à vis de la communauté rom, à laquelle en permanence des amendements l’améliore.
Ajoutons encore que le parlement slovaque a rejeté le Rapport de Amnesty International sur la ségrégation.