2016 : les PECO sur la voie de la croissance

2016 : les PECO sur la voie de la croissance

La baisse du prix du pétrole, les taux d'intérêt bas et l'affermissement de la croissance dans la zone euro devraient être en cette année 2016 les facteurs principaux d'un contexte plutôt économiquement favorable aux pays de l'Europe centrale et orientale (PECO).

C'est notamment dans le groupe des nouveaux pays membres de l'Union européenne que la croissance devrait cette année enregistrer les meilleurs résultats, soit environ 3%. Ceci concerne particulièrement la Slovaquie, la Pologne ou la Bulgarie. C'est ce qui ressort d'une analyse élaborée par le groupe banquier UniCredit. Selon ses experts, à la fin 2015 plusieurs évolutions ont été observées dans les tendances économiques. Plusieurs indices tels que la confiance des consommateurs, la production industrielle ou les exportations font entendre que la croissance dans la plupart des PECO a probablement atteint son sommet, mais ses effets pourraient se poursuivre en 2016. Selon les experts, tous les pays de la région pourraient en bénéficier mais dans une mesure variable. Ils prévoient également que l'année qui vient de débuter sera du point de vue de la croissance économique meilleure que celle de 2017. La croissance slovaque devrait se situer en 2016 ainsi qu'en 2017 à 3%. Parmi les autres pays de la région, la Bosnie-Herzégovine et la Turquie devraient enregistrer le même résultat que la Slovaquie. Ainsi que nous l'avons dit, l'évolution dans les pays de cette zone devrait prendre une voie différente : tandis que la Pologne ou la Bulgarie pourraient enregistrer une croissance dépassant les 3%, c'est le ralentissement des économies qui est à attendre en Tchéquie, en Hongrie ou en Roumanie. Il serait dû principalement à une importante baisse de l'enveloppe financière des fonds européens. Contrairement aux investissements dans le secteur public qui devraient stagner, la consommation des ménages et les investissements privés devraient croître dans la région. Les investissements devraient être appuyés par la confiance qui s'améliore, le chiffre d'affaires des entreprises qui est en hausse ainsi qu'un volume plus important de crédits octroyés par les institutions bancaires. Toutefois, les analystes attirent l'attention sur certains facteurs à risque, tels qu'une force économique réduite ou le ralentissement en Chine, qui pourraient s'avérer particulièrement négatifs pour la Russie et l'Ukraine. De même, les tensions géopolitiques pourraient avoir en 2016 un impact négatif sur les économies des pays de la région d'Europe Centrale et Orientale.


Andrej Záthurecký, Foto: AP/TASR

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