Hier mardi, la Commission européenne a présenté le projet de création d'un corps de garde-frontières européennes qui devrait être en capacité d'intervenir dans des pays membres de l'UE qui ne sont pas en situation de surveiller et protéger suffisament les frontières de l'UE, en particulier en périodes de crise, tel cela s'est présenté ces derniers mois et aujourd'hui encore.
Cependant, cette proposition n'a pas fait l'unanimité et a même suscité chez certains pays membres des réactions négatives, entre autres celle du ministre de l'intérieur de la République slovaque en octobre dernier. L'objectif de la Commission européenne est que la décision de déployer ce corps européen de garde frontières puisse être adoptée sans l'accord du pays aux frontières duquel le corps devrait intervenir. Cette disposition s'inscrit en réaction à l'incapacité manifestée par la Grèce d'endiguer le flux des centaines de milliers de migrants tout en refusant l' aide des autres pays membres de l'UE.
Ce corps de garde européen dont l'objectif serait de surveiller les frontières extérieures de l'UE, pourrait s'opposer au fait de voir des pays membres introduire des contrôles frontaliers unilatéralement, affaiblissant ainsi le système Schengen. Bien que plusieurs pays membres de l'UE aient déclaré ne pas vouloir soutenir ce projet, la Slovaquie est revenue pour sa part sur sa position initiale précitée. Ceci fait qu'aujourd'hui, elle se dit être en mesure de concevoir la mise en place de ce corps et son dispositif de fonctionnement, mais uniquement sous réserve de l'accord du pays concerné. Pour le chef de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak, des interventions de cette unité ne sauraient être mises en oeuvre sans avoir reçu cet accord préalable. Cependant, il a souligné que la Slovaquie soutient l'idée de la création d'une force commune déployable sur les fronières extérieures de l'UE.