Ainsi en est-il des bâtiments du Parc de la culture et des loisirs /PKO/, édifiés le long du Danube à Bratislava, qui faisaient l'objet depuis quelques années, de vives discussions et sont aujourd'hui destinés de démolition. Les efforts ont été engagés à les classer monument culturel national. Tous les Bratislaviens se rappellent les années de gloire de ces édifices où se déroulaient les foires et expositions de toutes sortes, des concerts, des manifestations sportives et autres organisation de divertissement. L'ensemble témoigne de la maîtrise de trois architectes slovaques renommés. Les édifices de PKO renferment des œuvres de plusieurs artistes des arts plastiques, de spécialistes de vitraux. Par ailleurs, ces édifices sont remarquablement situés sur la quai du Danube au pied du château et possèdent une histoire particulière sur la vie de la capitale se déroulant sur plusieurs décennies. Voici quelques années, la ville propriétaire de l'ensemble, a vendu à un promoteur immobilier le terrain, conservant les constructions édifiées sur celui-ci. Par la suite, elle a obtenu l'autorisation de les détruire, soulevant une vague de protestations des habitants de la capitale et des associations de protection du patrimoine. Ceci l'a conduit à abroger cette décision et reconsidérer l'ensemble du projet. Des tractations sont intervenues avec le propriétaire du terrain qui s'est proposé de le revendre à la ville pour une somme trois fois supérieure à celle de son achat. Les négociations n'ont pas abouties et la municipalité s'est mise en quête d'une solution de remplacement en acquérant ailleurs d'autres locaux capables de se substituer à ceux de PKO. En vain.
Mercredi dernier, après de longues années de procédures judiciaires, et malgré les protestations des activistes et de nombreux Bratislaviens, 28 conseillers municipaux sur 45 présents ont approuvé la vente des bâtiments du Parc de la culture et des loisirs pour 1 € symbolique à un promoteur immobilier. Ce dernier procédera à la démolition du Parc des loisirs et à la construction en alternative d'une nouvelle médiathèque et d'un planétarium. Le promoteur s'engage également sous peine d'amende à revitaliser la promenade sur le bord du Danube longeant les lieux dans un délai bien déterminé. Les Bratislaviens très attachés à ce site reprochent au maire de la capitale Ivo Nesrovnal qu'avant les élections municipales il promettait d'élaborer une nouvelle conception de réaménagement de cette promenade danubienne, promesse qu'il n'a pas tenue jusqu'aujourd'hui. Ils lui reprochent aussi de ne pas faire connaître les intentions de la municipalité au public,, ainsi que ne pas respecter l'opinion publique et l'arrêté pris par le conseil municipal quant au maintien du Parc de la culture alors qu'il proposait ce projet et le défendait alors qu'il était conseiller municipal dans la précédente municipalité.