Ce 9 décembre, la Slovaquie, plus que tout autre pays au monde, se mobilisera à l'occasion de la journée mondiale de la lutte contre la corruption.
Selon le rapport sur la compétitivité globale 2015-2016 publié par le Forum économique mondial, le plus grand problème de l'économie slovaque est la corruption. Dans un sondage d'opinion publique, 18% des personnes interrogées l'ont désignée comme étant un grave problème. Toujours selon le même sondage, plus de 56% des personnes interrogées considèrent que la corruption s'est élevée en Slovaquie au cours des deux dernières années alors que 63% de celles-ci estiment que les actions et mesures menées et prises par le gouvernement contre la corruption sont inefficaces.
Selon le rapport sur la compétitivité globale 2015-2016, la Slovaquie s'avère être la plus faible quant à l'efficacité de ses lois face aux arrangements pour le règlement des différends ainsi que dans le clientèlisme relatif aux décisions des agents de l'Etat.
L'Alliance d'entrepreneurs de Slovaquie se dit convaincue que ces constats démontrent un mauvais fonctionnement de l'Etat, la méfiance des entrepreneurs, un manque de neutralité des fonctionnaires ainsi que de l'indépendance de la justice. C'est un signal négatif vers l'étranger,et qu'ailleurs on peut entreprendre plus facilement, toutefois, l'aggravation de l'environnement des entrepreneurs en Slovaquie conduit à l'affaiblissement des investissements et à une création d'emplois insuffisante.
Aux dires de M.Peter Goliáš de l'Institut économique Ineko, une avancée pourrait être l'introduction du mécanisme officiel de prix, qui remplacerait par exemple des paiements informels dans le domaine de la santé. A ses dires, l'instrument efficace de la lutte contre la corruption est entre autres la transparrence, c'est à dire la publication des différentes données et informations.
A noter que la corruption est en Slovaquie considérée crime selon la loi, mais en dépit de cela, elle est très faiblement punie. Depuis 2012, 663 personnes ont été condamnées pour faits de corruption dont seulement 33 ont été emprisonnées, dont 4 policiers, deux procureurs, et un maire.