A l'heure actuelle et depuis un certain temps déjà, est enregistré un nombre important d'emplois vacants en Slovaquie et les prévisions montrent qu'en 2016, le chômage devrait s'abaisser pour se situer vers le niveau de 9%, c'est à dire qu'il devrait revenir à ce qu'il était en 2008 avant la crise. Bien qu'aujourd'hui les bureaux du travail enregistrent plus de 300 mille personnes sans emploi, nombre d'entreprises ne parviennent pas recruter du personnel pour occuper certains postes.
Aux dires du président de l'Alliance HR, association des agences de recrutement, M.Lubos Sirota, la plupart des personnes sans emploi ne serait-ce que se déplacer pour occuper un emploi. A ses dires, si l'Etat n'intervient pas dans cette situation pour faire bouger les choses, en 2016, aucun abiassement du taux de chômage ne sera enregistré. M.Sirota a constaté que les entreprises seront donc forcées de recruter sa main d'oeuvre et l'importer de la Bulgarie et de la Roumanie en soulignant cependant que pour ces derniers la Slovaquie ne sera qu'un pays transitoire dans leur recherche d'un travail plus lucratif en Europe de l'Ouest.
A noter qu'en octobre dernier, l'Alliance HR a fait réaliser une étude selon laquelle la prévention des chômeurs vis à vis d'avoir à se déplacer pour avoir un travail était presque insignifiante. Selon l'étude, un Slovaque moyen se dit ouvert à devoir dépenser 50 euros par mois au maximum pour se rendre sur son lieu de travail, 20% des personnes interrogées ont répondu de ne pas pouvoir se déplacer pour travailler en raison d'incapacité financière.
Ajoutons qu'un amendement à la loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016 portant sur l'introduction d'une indemnité financière pour favoriser la mobilité en relation avec le travail. Selon ce texte, celui qui déménagera temporairement à cette fin de plus de 70 km de son domicile, recevra de la part de l'Etat une indemnisation à hauteur de 80% des frais de logemement, mais cela au maximum durant 6 mois et plafonnée à 250 euros mensuels . Sur la base de cet amendement, le ministère du travail, des affaires sociales et de la famille estime que la contribution de l'Etat pourrait inciter à déménager plus de 800 demandeurs d'emploi.