26 ans depuis la chute du régime communiste

26 ans depuis la chute du régime communiste

Demain, le 17 novembre 2015, soit 26 ans après la chute du régime communiste dans l'ex-Tchécoslovaquie, plusieurs manifestations vont être organisées pour marquer l'événement. Plusieurs personnalités de la vie culturelle et politique slovaques vont participer à la commémoration des évènements du 17 novembre. Les leaders des partis Most-Hid, des Chrétiens démocrates et de Siet se rappelleront ces évenement sur la place SNP à Bratislava. A leurs dires, ce jour a été et restera à jamais un jour important de l'histoire de la Slovaquie, car on doit lutter tous les jours pour les valeurs comme la liberté et la démocratie. Dans le bâtiment historique du Parlement slovaque se tiendra une manifestation de commémoration sous l'égide du Vice-président du Parlement Jan Figel et organisée par la Fondation d'Anton Tunega, l'Association des entrepreneurs chrétiens et des manageurs de la Slovaquie, par l'Institut pour la mémoire nationale, le Forum des institutions chrétiennes et par Le Musée des victimes des crimes et du communisme.

26 ans après la chute du communisme, certaines notions, telles les conquêtes démocratiques, la liberté de religion ou la simple possibilité de voyager paraissent une évidence, voilà pourquoi il est important de rappeler à la jeune génération que la révolution n'est pas venue toute seule.

Aujourd'hui, la Révolution de velours partage la société. Il y en a qui se souviennent avec nostalgie leur vie avant 1989 et ceux qui veulent oublier ces années du régime communiste. Les citoyens slovaques ne sont plus des centaines de milliers à descendre dans les rues de Bratislava et des principales villes du pays pour commémorer cet anniversaire. L'euphorie d'antan a laissé place à l'amertume, l'inquiétude, parfois la déception. L'envie de vivre dans un pays démocratique et les rêves d'une vie meilleure se sont envolés pour beaucoup, pour tous ceux n'ayant pas pris conscience il y a 26 ans des conséquences de ce mouvement, non seulement de cette révolution mais aussi de la partition de la Tchécoslovaquie en deux Etats indépendants : République tchèque d'un côté, République slovaque de l'autre. Rappelons que l'année dernière, lors du 25ème anniversaire de la Révolution de velours, 67 % des Slovaques percevaient leur vie plus mauvaise qu'avant 1989. Ils ont déclaré que pour leur salaire actuel ils achètent moins qu'avant la révolution de velours en 1989. Plus de 83 % des personnes interrogées pensent qu'à l'heure actuelle, les gens s'endettent de manière inconsidérée ; 93% d'entre eux sont convaincus qu'il est impossible à une jeune famille d'acquérir son propre logement sans recourir à l'endettement. Les citoyens se plaignent de l'aggravation des rapports entre les gens, du taux très élevé du chômage qui à l'époque totalitaire n'existait pas ou presque, des salaires moyens, des pensions de retraite trop basses et de l'augmentation de la pauvreté dans la société.

Selon le politologue Michal Horsky, quand en 1989, les citoyens ont revendiqué des changements, ils ont parlé, avant tout, de la nécessité d'obtenir un système démocratique et des élections libres. Si on est parvenu à les faire prévaloir y compris dans la Constitution, aujourd'hui, on ne les utilise pas. Une seule chose n'a pas été comblée, celle de la séparation de l'Etat et de l'Église.


Tatiana Minarovičová, Foto: TASR

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