La Commission parlementaire slovaque pour l’éducation souhaite réviser la loi sur l’obtention de crédits de formation de la part des enseignants. Ces crédits servent ensuite à la valorisation du salaire des enseignants. Si la révision de la loi est adoptée, les enseignants ne pourront obtenir ces crédits qu’au sein des institutions publiques slovaques, et non plus par le biais d’établissements privés. Cela concerne donc les universités, les organismes du Ministère de l’éducation nationale ou autres institutions d’Etat.
Selon la député Olga Nachtmannova, en charge du projet de révision de loi, il s’agit de limiter l’obtention de ces crédits aux établissements privés qui, selon les expériences rapportées, abusent de ce système pour en faire un véritable commerce. Selon le député de l’opposition, Miroslav Beblavy, « il s’agit simplement d’une hantise de ce gouvernement envers tout ce qui n’est pas public en matière d’éducation, et qu’aucune preuve de ces abus n’aurait été jusqu’à présent apportée ». La député de la majorité a rétorqué qu’il n’était plus possible d’obtenir des crédits de formation simplement en s’inscrivant et en payant sa formation pour obtenir une augmentation de salaire correspondante.
D’ailleurs, la révision prévoit qu’il ne serait plus possible d’obtenir des crédits de formation simplement par une attestation des compétences, mais au minimum par l’achèvement d’une formation couronnée par une séance d’examination finale. Cet amendement avait d’ailleurs été relu par la Chambre slovaque des enseignants, qui craignent que les professeurs doivent maintenant passer plusieurs jours assis en formation alors qu’avant, une simple attestation de compétences ne durait pas plus d’une journée. Selon les députés de la majorité, il semble normale que des crédits soient attribués à des enseignants qui ont achevé une formation et activement participé à certaines présentations finales. Cependant, Nachtmannova a prévenu que cette révision législative souhaitait résoudre les problèmes les plus urgents mais qu’une loi générale viendrait plus tard régler la situation des employés pédagogiques de manière plus complexe. La révision de loi, qui est déjà en deuxième lecture au Parlement, entrera en vigueur, si elle est votée par la majorité et signée par le Président, dès le 1er novembre 2013.