Il a attiré l'attention sur le fait qu'aucun des autres pays de l'UE qui ne reconnaissant pas l'indépendance kosovar Chypre, Espagne, Grèce, Roumanie ne l'a bloqué en refusant de le signer. Le porte-parole du ministère de commenter l'esprit de cet accord. Il a permis de mettre en en évidence en commun que les questions quant aux perspectives européennes de la région et la subjectivité internationale et juridique du Kosovo ne sont pas liés. Comme il ne s'agissait pas d'un Accord entre les pays membres avec un autre Etat indépendant, la ratification par d'autres Parlements nationaux n'était pas nécessaire. L'UE l'a signé en tant qu'institution avec le Kosovo, en tant qu'entité, a expliqué Peter Stano. Il a souligné que cet Accord apportera l'intensification de l'échange commercial ce qui contribuera au développement social et économique du Kosovo, ce qui est aussi dans l'intérêt de la Slovaquie. Hormis cela, c'est la première démarche sur la longue route de l'intégration européenne et de l'introduction des standards européens. La Slovaquie soutient ce processus dans le cadre de l'ensemble des Balkans de l'Ouest au sein desquels se trouve aussi le Kosovo. En même temps, la pression politique et morale augmente vis-à-vis de Pristina pour poursuivre le dialogue avec Belgrade et introduire les réformes nécessaires.
Durant ce temps et pour sa part, le Parti National Slovaque (SNS), non représenté au Parlement, demande à ce que soit expliquée et justifiée la signature de cet Accord d'association l'UE - Kosovo, par la Slovaquie. Et son vice-président Pavol Paska , ex député au Parlement européen, stigmatise le fait que le représentant de la diplomatie slovaque, au nom de la Slovaquie, ait approuvé un accord international avec un pays qu'elle ne reconnaît pas et à ses yeux n'existe pas, en excluant tout débat préalable au Parlement slovaque.
Jaroslav Paska a rappelé le fait qu'en mars 2007, le Parlement slovaque a approuvé la déclaration concernant le Kosovo, qui a engagé le gouvernement à respecter certaines limites. Elles font qu'un représentant officiel de la Slovaquie ne peut se rapprocher des tentatives illégales de cette ancienne province serbe de prendre place sur la scène politique internationale. Il est donc inacceptable pour le SNS que le haut représentant de la Slovaquie, à un Forum important, agisse en contradiction avec la résolution du Parlement slovaque et a ainsi transgressé les positions officielles. Les représentants du parti demandent au premier ministre qu'il examine l'action du ministère et en tire les conséquences.