Moins de sel dans les aliments slovaques

Moins de sel dans les aliments slovaques

A partir de décembre prochain, les cuisiniers et les boulangers slovaques seront dans l'obligation d'introduire moins de sel lors de la préparation des aliments. Celui-ci pourrait être remplacé, par exemple, par des herbes. Il s'agit là d'une ordonnance prise par arrêté de l'Office de la Santé publique qui baisse le volume de sel dans les aliments dans l'objectif d'améliorer la santé de la population. Les propriétaires des restaurants déclarent que si leurs plats seront peut-être plus sains, il n'est néanmoins pas sûr que le client l'apprécie. Les changements concernent surtout le pain et ses dérivés, les produits de viande et de légume congelés ou réfrigérés ou les plats proposés dans les restaurants ou dans les cantines scolaires.

Aux dires du porte-parole de l'Office de la Santé publique Lenka Skalicka, la consommation excessive du sel dans les plats chez les Slovaques provoque des maladies cardiovasculaires. Les études démontrent que le pain en est coupable à 20 %, les soupes à 10 % et les plats nationaux, comme par exemple « Bryndzove halusky » à 26 %. La consommation du sel provoque chez l'homme et entre les Slovaques de l'hyper tension, une insuffisance renale ou le cancer de l'estomac. Sa consommation par jour et par habitant se situe à 11 grammes, alors que ce chiffre devrait être inférieur à 5 grammes.

La clientèle reconnaîtra tout de suite ces changements. Déjà aujourd'hui, les Slovaques utilisent la salière à peine avant d'avoir dégusté le plat. Après la baisse du sel dans les aliments, ils vont l'utiliser encore plus. Les propriétaires des boulangeries et des restaurants n'ont que quelques semaines pour adapter leurs recettes aux nouvelles directives. Mais l'introduction des directives peut engendrer une perte de la clientèle. Ils seront donc obligés de trouver d'autres solutions comment assaisonner les plats pour rehausser leur goût. Les avis des personnes concernées différent, cependant selon la majorité d'entre elles les nouvelles normes ne vont pas résoudre les problèmes. Si la clientèle se plaint, ils vont saler comme avant. Il est difficile de faire changes les goûts des personnes adultes.

Selon le spécialiste pour une alimentation saine, Peter Minárik, 75 % de tout le sel consommé provient directement des plats préparés et non du recours à la salière à postériori. Voilà pourquoi, il est important selon lui, de se concentrer à la production, la préparation à la cuisson et non sur l'utilisation des salières. Il pense qu'il manque en Slovaquie une loi bien établie traitant et régissant toute la problématique de la gastronomie.

Si les producteurs ne respectent pas les nouvelles directives, ils sont menacés de se voir infligé une amende pouvant s'élever jusqu'à 200 000 €.


Tatiana Minarovičová, Foto: Dubravko Soric/Wikimedia.org

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