Les universités slovaques viennent de se voir adresser un sérieux et grave avertissement. Il découle du constat que plusieurs professeurs ne seront plus en mesure d'assurer leur mission et dispenser leur enseignement dans la mesure où ils sont tout proche de l'âge de partir à la retraite. De ce fait ressort que plusieurs facultés, qui ne sont pas parvenues à assurer les compensation nécessaires en attirant à elle une nouvelle et jeune génération d'enseignant, sont menacées de perdre d'ici très peu d'années leur accréditation nécessaire pour pouvoir enseigner et délivrer les diplômes. Sont particulièrement visées 22 écoles d'études supérieures universitaires slovaques réunissant plus de 650 programmes d'études, qui à court terme ne seront plus en situation d'enseigner et se sont vues délivrer cet avertissement attirant leur attention sur le fait que leur corps professoral approchait de 70 ans.
Par ailleurs, ressort du rapport d'évaluation de la Commission d'accréditation, le problème du remplacement générationnel touchant non seulement les petites universités, mais aussi la plus grande université slovaque, l'université Comenius à Bratislava. La direction de celle-ci a déclaré en réaction à cet avertissement, que dans la plupart des cas, est encours de formation un nouveau personnel enseignant et que pour la plupart des programmes d'études la continuité est assurée.
En 2014, le Président de la République Andrej Kiska a nommé 79 nouveaux professeurs, dont la plupart pour l'Université Comenius. Selon les spécialistes, le nombre de professeurs devrait s'accroître dans l'avenir et ils n'estiment donc pas que certains programmes d'études soient menacés de fermeture par suite du retrait d'accréditation fondé sur l'âge trop élevé des enseigants qui en sont les garants.
A noter que la Commission d'accréditation a évalué dans son rapport 22 écoles supérieures universitaires slovaques séléctionnées, ainsi que 4 800 programmes d'études. Aux dires du président de la Commission d'Accréditation Ľubor Fišera, il est cependant peu probable, que certains programmes d'étude puissent être totalement supprimés par suite d'une carence quant à leurs garants. A ses dires, le problème pourrait cependant s'avérer dans l'hypothèse où les nouveaux professeurs appelés à assurer la succession de leurs aînés ne recevraient pas confirmation de leurs capacités par une officialisation par décret de leur nommination.