Les migrants, qui achèvent leur parcours en Slovaquie, ont une chance réelle d'y trouver un emploi. Même, pour certains d'entre eux les chances peuvent être encore plus élevées que pour des chômeurs de citoyenneté slovaque. C'est ce qu'a déclaré le directeur général de l'agence de recrutement et de consultation McROY Group, Lubos Sirota. A ses dires, le marché du travail en Slovaquie se rapproche de la situation qu'il présentait avant la crise économique mondiale, c'est à dire en automne en 2008. Malgré un taux du chômage encore élevé, les employeurs en Slovaquie commencent à être fortement privés d'un personnel qualifié. C'est pourquoi de plus en plus ils prospectent sur les marchés à l'étranger, ce qui accroît les chances pour les migrants de pouvoir faire valoir leurs éventuelles compétences sur le marché du travail en Slovaquie. Selon M.Sirota, celui-ci est assez spécifique, parce que en dèpit d'un taux de chômage élevé à hauteur de 10% voire plus, il ne cesse de bien fonctionner et être actif. « Malgré le nombre élevé de personnes sans emploi, des entreprises commencent à rencontrer des difficultés à recruter un nombre suffisant de personnel répondant à leurs besoins », a-t-il expliqué. A ses dires, le fait repose sur une déterminationinsuffisante de la qualification des chômeurs slovaques et très souvent, il est même difficile de déterminer leur profession.
Selon le directeur général de l'agence de recrutement et de consultation McROY Group, Lubos Sirota, le fait d'employer des migrants est soutenu également par la légistation slovaque actuelle. Il fait observer que si le demandeur d'asile ne peut pas travailler en Slovaquie, puisque la loi sur l'accès à l'emploi l'interdit, dès le moment où il reçoit le droit d'asile, il peut alors être embauché par telle ou telle société et bien qu'il soit étranger, il est dispensé d'obtenir un permis de travail. Comme il a précisé, la personne ayant obtenu le droit d'asile est considérée comme un demandeur d'emploi désavantagé, ce qui signifie dans la pratique que la société qui l'a engagé, recevra de l'Etat une indemnité.