La crise migratoire déchire l'Europe. Les députés slovaques siégeant à Bruxelles se sont exprimés sur le sujet début septembre. Et la position reste invariable, quel que soit le parti : le rejet des quotas qui seraient imposés par Bruxelles.
Eduard Kukan du SDKÚ-DS, les démocrates, a attiré l'attention sur le caractère large de la question des réfugiés. Il est contre les quotas obligatoires, parce que ce n'est pas une façon de résoudre le problème. D'un autre côté, cette question touche toute l'Europe, donc la Slovaquie doit aussi se joindre au débat. La députée Monika Smolková, du parti social-démocrate Smer-SD, fait remarquer qu'une fracture entre l'Est et l'Ouest est apparue au sein du Parlement européen sur la question des réfugiés, ce qu'elle regrette. Elle recommande la mise en place d'un conclave comme le fait le Vatican, qui réunirait les leaders de chaque pays européen et le président de la Commission européenne obligés de débattre jusqu'à trouver une position commune sur la politique d'asile et migratoire. Elle a demandé à Commission européenne pourquoi elle ne décrétait pas un embargo sur les armes. La Commission lui a répondu qu'elle n'était pas compétente en la matière. Selon Ivan Štefanec, du KDH, les démocrates-chrétiens, il faut résoudre la situation en dehors du territoire de l'Union européenne, ce qui suppose une intervention militaire forte contre l'Etat islamique. Dans le combat contre les passeurs, il faut intervenir en Méditerranée, ce qui passe par l'ONU, dans laquelle la Russie bloque toute possibilité d'intervention militaire. Anna Záborská (KDH) appelle à freiner la désinformation galopante. Pál Csáky (SMK, coalition hongroise) appelle à plus de coopération avec l'OTAN sur ce dossier, ce qui veut dire avec les Etats-Unis et les pays arabes.
tasr