La Slovaquie, la République tchèque, la Pologne et 8 autres pays membres de l'UE ont adopté des mesures minimales dont aucunes n' ont pour objectif de s'opposer au phénomène de corruption présidant à des transactions commerciales étrangères. C'est ce que relève l'organisation non gouvernementale Transparency Internationale dans son dernier rapport.
« Les gouvernements de ces pays n'offrent pas des garanties suffisantes pour lutter contre ce type de corruption », a déclaré l'un des auteurs du rapport, Adam Foldes, en soulignant qu'y manque un soutien politique.
41 pays ont signé la convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption. Malgré cela, selon le rapport, la Hongrie, la Slovaquie, la Belgique, le Portugal et l'Irlande ne disposent d'aucuns moyens financiers ni de personnel formé et qualifié pour mener à bien l'engagement de procédures dans le domaine de la corruption transnationale.
Transparency International et l'OCDE mettent en évidence les carences et manques du Code Pénal slovaque et cela malgré des efforts importants accomplis dans son cadre. Par exemple, le 1er juillet 2014 est entré en vigueur un amendement à la loi sur le contribution à l'assainissement économique modifiant les primes versées à ceux qui dénoncent des faits de corruption (nommés aussi des whistleblowers). Le prime a été portée au niveau de 100 mille euros pour toute information portée à la connaissance des autorités compétentes sur l'existence de collusion entre les sociétés slovaques. Par ailleurs, selon l'organisation non gouvernementale, ce n'est que depuis l'entrée en vigueur de cette nouvelle disposition législative que les autorités slovaques contôlent effectivement l'existence de tels cas.
En début de cette année, la loi slovaque sur la protection des délateurs de faits de corruption est entrée en vigueur. Selon cette dernière, la personne (whistleblower), qui dénoncera une activité antisociale devrait avoir droit de recevoir une protection contre des mesures de rétorsion éventuelles menées en son encontre par l'auteur de l'infraction et peut demander une prime s'élevant jusqu'à 19 mille euros.
A plusieurs occasions, le groupe de travail de l'OCDE a reproché à la Slovaquie ses engagements pris dans le cadre de la convention en soulignant que plusieures insuffisances dans le domaine de la corruption transnationale ont été remarquées dans son Code Pénal. Ainsi, selon l'OCDE, très souvent, on enregistre en Slovaquie l'absence de mécanismes intérieurs de contrôle qui pourraient révéler ce type de corruption. L' OCDE remarque aussi des problèmes dans la carence de la responsabilité du personnel juridique . La responsabilité pénale de ces dernières, y compris dans le domaine des affaires touchant à la corruption, devait entrer en vigueur le 1er juillet 2015, mais le premier ministre du gouvernement slovaque Robert Fico a annoncé en juillet dernier que la nouvelle proposition comportant le minimum nécessaire sera élaboré pour la fin de cette année seulement.