Afin de s'opposer à une telle évolution, les troupes et les chars des pays du pacte de Varsovie (à l'exception de la Roumanie) entrent dans Prague le 21 août. Malgré l'impressionnante mobilisation patriotique de la population, et le soutien apporté à ses dirigeants par le congrès du Parti communiste tchécoslovaque, réuni en session extraordinaire le 22 août. Dans la journée du 21 août, les membres du Gouvernement menès par l'homme politique slovaque, Alexander Dubcek qui à l'époque était le Secrétaire général du parti communiste tchécoslovaque, étaient arrêtés et transférés à Moscou. Peu après, ils étaient démis de leurs fonctions et le diktat soviétique imposait de nouvelles structures gouvernementales à la Tchécoslovaquie. Commençait une longue période dite de normalisation et une occupation du territoire par les troupes soviétiques venues initialement à titre provisoire,mais qui allait durer 20 ans.
En marge de celui-ci ressort la question de l'origine de l'intervention des forces du Pacte de Varsovie. Selon les autorités de Moscou c'est à la demande d'une fraction de membres du parti communiste tchécoslovaque par une lettre adressée au Kremlin l'invitant à mettre fin au déviationnisme engagé selon eux, que les forces du Pacte seraient intervenues. En 1992 le Président russe Boris Eltsine a remis la photocopie de cette lettre signée par divers représentants du PC tchécoslovaque. Si pour les historiens il ne fait guère de doute que cette lettre existe et est authentique, jamais la Russie n'a accepté de remettre à la Slovaquie son original au prétexte que son contenu menacerait la sécurité de l'Etat Russe, selon des informations rapportées par la télévision slovaque.
Aujourd'hui, si dans la mémoire des personnes qui ont vécu ce douloureux épisode, le souvenir reste vif, mais il faut constater que pour les générations suivantes il disparaît et que les célébrations sont de moins en moins suivies avec le temps.