Tandis qu'au début de ce millénaire les Slovaques étaient attirés notamment par le travail au Royaume-Uni, aujourd'hui ils partent dans une plus grande mesure dans des pays germanophones. Ce qui a changé également est la stratification selon les catégories d'âge de ceux qui quittent leur pays natal. Ce ne sont plus essentiellement les jeunes qui partent.
En 2003, il y avait moins de 20 mille Slovaques travaillant au Royaume-Uni. Deux années plus tard, leur nombre a doublé. Dans la période où la crise financière et économique était à son point culminant, ils étaient plus de 80 mille à y travailler. Aujourd'hui, le chiffre a diminué a ne dépasse pas 65 mille personnes. Ce sont les pays plus proches qui suscitent de l'intérêt. « La place des Îles britanniques ont pris aujourd'hui l'Autriche ou l'Allemagne » constate Martin Kahanec, directeur du CELSI, Institut centre-européen pour la recherche dans le domaine du travail. L'institut a récemment analysé le nombre des Slovaques partant dans les anciens pays membres de l'Union européenne pour y travailler. Il a dressé une statistique s'étendant des années d'avant la crise jusqu'à la période actuelle en tenant compte de ceux des ressortissants slovaques qui ont travaillé dans un autre pays pendant au moins six mois. Bien que les données concernant certaines années ne soient pas disponibles en qualité satisfaisante, le changement de la tendance est bien visible. Dans les années précédentes, c'était dans une certaine mesure le système généreux de régime social britannique qui pouvait être attractif pour certains. En dépit de cela, le sondage a démontré que pour les jeunes, leur motivation première était liée aux études et au travail. Étant donné que la période de la crise était marquée par une baisse du nombre des postes de travail au Royaume-Uni, plusieurs milliers de Slovaques l'ont quitté. Une description semblable est valable même pour l'Irlande, deuxième pays de destination pour les Slovaques désireux de trouver un travail à l'étranger. Par contre, l'Allemagne où les repercussions de la crise se sont faites sentir plus faiblement ne cesse de susciter l'intérêt croissant de la part des travailleurs slovaques. Un autre pays qui enregistre un intérêt croissant auprès des Slovaques est la voisine Autriche. Tandis qu'après l'entrée de la Slovaquie dans l'Union européenne c'étaient avant tout les jeunes qui partaient pour pouvoir profiter de nouvelles possibilités offertes, pendant et après la crise c'était un des soutiens de famille qui partait, principalement consécutivement à la perte de son emploi.