Migrants en Slovaquie : l’après référendum

Migrants en Slovaquie : l’après référendum

Les habitants de la ville de Gabcikovo se sont prononcés par référendum contre l'accueil de réfugiés dans leur commune. Pourtant, la Slovaquie s'est engagée à les transférer d'Autriche à Gabcikovo. Pour le président de la République slovaque, c'est au gouvernement de gérer les résultats de ce référendum. Le président estime que ces résultats n'ont rien d'étonnant. Ils auraient été les mêmes si l'on avait organisé au même moment un référendum sur ce sujet ailleurs en Slovaquie.

Soutien au gouvernement

A la différence de nombreux autres partis d'opposition, le président Kiska n'a pas invité le gouvernement à respecter les résultats du vote. « Que les choses soient claires, j'accorde mon plein soutien au gouvernement dans son respect des engagements qu'il a pris dans cette affaire. » Le chef d'Etat estime que le résultat du référendum est la conséquence de plusieurs erreurs faites, « y compris dans notre débat au niveau local en Slovaquie », ajoute le président, critiquant ainsi les déclarations politiques sur ce thème. Et de poursuivre : « Arrêtons de donner l' impression que ce que nous pouvons faire et ce qu'on attend de la Slovaquie comme partenaire européen, soit pourvoir une aide en ce moment à une petite partie de migrants, et temporairement à une centaine de migrants déplacés d'Autriche, que c'est une catastrophe sociale, culturelle et sécuritaire pour la Slovaquie. Parce que ce n'est pas vrai. »

L'accueil de réfugiés n'est pas une catastrophe

Le président s'est déclaré convaincu que la Slovaquie ne devait pas être en queue du peloton européen en ce qui concerne le nombre de migrants que le pays est capable d'accueillir. Et de relever que l'installation des réfugiés à Gabcikovo était temporaire et représentait une aide symbolique au partenaire voisin, l'Autriche. Et de rappeler que Vienne avait par le passé accueilli des dizaines de milliers de Slovaques. Le président constate que la peur des réfugiés domine en Slovaquie, pas seulement à Gabcikovo, ainsi que le sentiment que cette problématique ne concernerait pas la Slovaquie. Il a appelé à ne pas condamner les gens qui avaient peur de l'inconnu. Les réfugiés sont, selon le président, le plus souvent assimilés à des terroristes. Il y a un manque d'informations et de communication, comme ce fut le cas pour Gabcikovo. Et le président de conclure que la Slovaquie était capable de remplir la tâche qui lui incombe dans le cadre de la crise des réfugiés. Pour rappel, après la signature du mémorandum entre la Slovaquie et l'Autriche sur l'accueil de 500 migrants venant de l'Autriche, la Slovaquie devrait accueillir officiellement ces migrants à Gabcikovo dans un établissement de l'Université technique. Chez les habitants de Gabcikovo cette décision d'accueillir les immigrés a soulevé une vague de mécontentement. La commune a organisé un référendum. 96,67 % des citoyens de Gabcikovo se sont prononcés contre l'installation des réfugiés dans leur commune. 2 603 personnes ont pris part au référendum, ce qui représente presque 60 % des électeurs.

tasr

Jacques Hoflack, TASR Foto: TASR

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