Le maire de la vieille ville Radovan Števčík n'a pas prolongé le contrat d'exploitation de l'espace public pour la société « Pre Sent » qui vend les espaces publicitaires en ville. Il envisage de procéder à la suppression d'autres permis d'exploitation et de location d'espaces publicitaires attribués dans le passé et à ne pas donner son accord à de nouvelles demandes. C'est le premier pas vers la réduction de la publicité dans la vieille ville. Bratislava compte 428 chevalets de trottoir. Les premiers panneaux devaient disparaître du centre-ville pour le 13 juillet dernier. Cependant, ils y sont encore. La municipalité prépare les amendes. La société déclare qu'elle contribue à rendre la ville plus culturelle car il ne s'agit pas de publicités commerciales mais d'annonces visant à faire la promotion d'activités culturelles, sportives et sociales dans la ville.
Aux dires du porte-parole de la municipalité Ivana Skokanova, il y a plus de 10 000 panneaux publicitaires à Bratislava selon les estimations. Et ce nombre augmente sans cesse sous différentes supports - totems, ardoises sur pied, chevalets de trottoir... Ces installations sont souvent placées sur les terrains de la municipalité sans autorisation ; elles dénaturent ou encombrent ces espaces. On ne peut plus photographier un monument sans avoir une publicité à proximité.
On compte environ 1000 installations publicitaires en plus chaque année à Bratislava. Selon les données officielles, il y a 1500 panneaux, et selon les estimations 10 000 espaces publicitaires. Les recettes annuelles de ces publicités représentent 600 000 euros, alors que la ville pourrait toucher dix fois plus, soit 6 000 000 euros. Aux dires de Matus Cupka de l'Association « Zelena hliadka » (La patrouille verte), qui traque les publicités qui se multiplient en ville, si Bratislava percevait une taxe pour chaque installation publicitaire, elle serait l'une des plus riches villes.
L'initiative des citoyens « La ville sans publicité» souligne que si une seule société attire l'attention pour l'instant, il y en a plusieurs qui gèrent les espaces publicitaires. L'association constate que la municipalité est incapable de lutter contre les petites enseignes sur pied. Et de se poser la question : comment la ville pourra-t-elle lutter contre les publicités de grand format dont la capitale est saturée et derrière laquelle se trouvent des sociétés beaucoup plus puissantes ?