Inquiétudes des habitants avant l’arrivée des migrants à Gabcikovo

Inquiétudes des habitants avant l’arrivée des migrants à Gabcikovo
Après la signature du mémorandum entre la Slovaquie et l'Autriche sur l'accueil de 500 migrants transférés de l'Autriche, la Slovaquie accueillera officiellement ces migrants à Gabcikovo en 2 phases. Le premier groupe de 250 personnes arrivera en août et le second groupe en septembre. A Gabcikovo, dans un établissement fonctionnel de l'Université technique, ils resteront jusqu'à la fin de leur procédure d'asile, après, ils retourneront en Autriche.

L'Autriche a choisi Gabcikovo pour plusieurs raisons. Un rôle important a joué la proximité. S'y ajoute la capacité suffisante pour le logement des migrants. Avec les migrants viendront en Slovaquie des travailleurs sociaux et des agents des services de sécurité autrichiens. Une convention bilatérale a été signée quant au retour immédiat des migrants en Autriche si ceux-ci contreviennent à la loi. En marge de ces dispositions la police slovaque adopte également des mesures de sécurité.

Néanmoins, dans la population de Gabcikovo cette décision a soulevé une vague de mécontentement. A ce jour, plus de 3 100 personnes ont signé une pétition contre l'arrivée des migrants. En effet les dispositions prises font que les migrants pourront librement quitter l'établissement et se promener en ville. Le ministère de l'Intérieur assure les habitants qu'aucune vague de criminalité ne surviendra avec l'arrivée des migrants car ceci pèserait lourdement sur leur dossier d'attribution des visas en Autriche. A l'initiative des citoyens, la commune a déjà lancé un référendum qui aura lieu le 2 août et les citoyens auront à répondre à la question de savoir s'ils sont opposés à la création de l'établissement pour les réfugiés à Gabcikovo.

Aux dires du ministre de l'intérieur Robert Kalinak, cette question touche aux droits de l'homme qui ne peuvent pas faire l'objet d'un référendum. A l'opposé et contradictoirement au ministre, le juriste constitutionnel Eduard Barany considère que ce référendum peut avoir lieu. Selon le porte-parole du ministère, il est possible de porter plainte contre ce référendum, mais le ministère n'y procédera pas car pour lui, le résultat du référendum n'est pas recevable. Selon le juriste constitutionnel, si une solution politique ne voit pas le jour, cette affaire trouvera son issue devant les tribunaux.

Tatiana Minarovičová Foto: TASR

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