La fête nationale française fut fêtée comme il se doit à Bratislava. La partie officielle s'est déroulée au Palais primatial. Lors de son discours, monsieur l'Ambassadeur Lopinot a rappelé les traditions françaises associées au 14 juillet non sans humour : « A Bratislava, nous avons renoncé au défilé militaire depuis Napoléon et personne ne s'en plaint ! Par contre, à partir de 18h la musique sera sur la place, qui devient pour la journée la place du Marché français. » En effet, depuis plusieurs années, des réjouissances populaires sont organisées sur la Place principale de la capitale slovaque.
Egoïsme et terrorisme, des dragons à terrasser
Dans son discours, l'ambassadeur est revenu sur les événements des derniers mois en évoquant les commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale et le sacrifice des partisans français en Slovaquie lors du Soulèvement national ; sur le dépôt spontané de fleurs et de bougies en face de l'ambassade suite aux attentats de Paris ; et sur le sommet du V4 au château de Bratislava, auquel a participé le président Hollande, qui y a évoqué la problématique du climat. En faisant référence à la statue de saint Georges trônant au milieu de la cour du Palais primatial, l'ambassadeur a parlé des dragons qu'il fallait encore terrasser, ceux de la haine, du terrorisme, de l'égoïsme national.
La Slovaquie, un partenaire important pour la France
Lors de l'entretien que monsieur Lopinot a accordé à Radio Slovaquie Internationale, l'ambassadeur est revenu sur les sujets brûlants de l'actualité européenne comme les migrants, la Grèce ou l'Ukraine, des dossiers pour lesquels il y a de nombreuses convergences entre les deux pays selon le diplomate qui souligne que la Slovaquie « a toujours été un partenaire important pour la France d'abord en tant que partenaire européen, que membre de la zone euro», sans oublier le développement des relations économiques. Un intérêt pour la Slovaquie qui se manifeste au plus haut sommet de l'Etat, avec la venue à deux reprises du président Hollande à Bratislava.
Ukraine, migration, Grèce : de nombreuses convergences
Que ce soient les dossiers ukrainiens, grecs ou de la migration, monsieur l'Ambassadeur estime que la Slovaquie et la France ont de nombreuses convergences. Pour l'Ukraine, le diplomate rappelle que « la France, comme la Slovaquie et l'UE, est pour maintenir un dialogue avec la Russie qui est un grand partenaire, quoi qu'il arrive ». Pour les migrants, même si les intérêts des deux pays sont différents, monsieur Lopinot rappelle que tant la France que la Slovaquie refusent les quotas obligatoires. Et de noter que la Slovaquie avait réitéré « qu'elle était prête à accueillir un certain nombre de réfugiés dans son pays ». Même pour la Grèce, malgré les nuances, les convergences existent selon l'ambassadeur : « Si les engagements pris par la Grèce répondent aux règles et aux conditions qui sont légitimement posées par les créanciers, dans ce cas-là la Grèce ne sortira pas de la zone euro et la position slovaque sera satisfaite puisque la Slovaquie veut que la Grèce obéisse aux mêmes règles que les autres 18 membres de la zone euro. »
rsi