Le vendredi 19 juin, le président de la République française était à Bratislava.
François Hollande a été invité par le Premier ministre Robert Fico au sommet des pays du groupe de Visegrad ou V4 à l'occasion de la fin de la présidence slovaque du V4. Ce groupe réunit la Slovaquie, la Tchéquie, la Pologne et la Hongrie.
Le dynamisme économique du V4
Les Premiers ministres des pays du V4 ont rencontré le Président Hollande au château de Bratislava. Lors de son intervention, le chef de l'Etat a souligné la vocation européenne et le dynamisme économique du V4 : « Le groupe de Visegrad, c'est plus de 60 millions d'habitants, un dynamisme économique qui s'est encore vérifié ces derniers mois et c'est un élément très important de la conception que nous avons de l'Europe, celle qui nous a rejoint, cette Europe qui hier était soumise et qui aujourd'hui est libre. » La croissance économique a repris dans le V4, elle s'annonce en France, mais pour la conforter il faut une stabilité en Europe.
Paris Climat 20015
Le président a voulu également aborder la question du climat. Il a reçu le soutien des membres du V4 pour les négociations qui vont se conclure lors du sommet de Paris. Il a rappelé les objectifs de l'Union de l'énergie : engagements envers le climat, sécurité énergétique de l'Europe, prix assurant pouvoir d'achat et compétitivité des entreprises.
L'Ukraine : respecter les accords de Minsk
Le président Hollande a rappelé que les accords de Minsk avaient défini le cadre dans lequel chaque partie, tant ukrainienne que russe, doit inscrire son action concernant la situation en Ukraine. Le président a rappelé le désir de la France de maintenir les sanctions à l'encontre de la Russie tout en réfléchissant à la relation avec la Russie.
La Grèce doit pouvoir rester dans l'euro
Dans le V4, certains pays n'ont pas l'euro. Il n'empêche : comme l'a rappelé François Hollande, le règlement de la question de la Grèce intéresse tous les pays européens, au-delà même de l'Europe. Selon le président, la Grèce doit avoir la possibilité de rester dans la zone euro, c'est aussi à elle de prendre les décisions attendues.
Traiter la question de la migration à sa source
Pour le président, la question de la migration doit être traitée à l'origine. L'Europe doit d'abord agir sur les zones à l'origine des migrations et organiser l'accueil des populations venant du sud, distinguer immigration économique et exil. La France rejette les quotas en matière de migration économique et demande une politique globale, une solidarité et un engagement des pays.
C'est la deuxième fois que le président Francois Hollande se rend en Slovaquie. Il s'était rendu en visite officielle pour la première fois en octobre 2013.
rsi