Andrej Kiska : une année au Palais présidentiel

Andrej Kiska : une année au Palais présidentiel
Lundi le 15 juin, une année s'est écoulée depuis l'investiture d'Andrej Kiska à la Présidence de la République.

L'enquête de l'agence FOCUS a montré que plus de 70 % des citoyens étaient satisfaits de ses activités (18, 7 % sont très satisfaits ; 53, 3 % plutôt satisfaits ; 13, 5 % plutôt mécontents, et 4, 6 % très mécontents).

Le Président Kiska a avoué avoir vécu une année très active tant du point de vue de la politique intérieure qu'étrangère. « Même si en tant que président, je n'ai pas de pouvoirs exécutifs, j'ai posé des questions et attendu des réponses aux nombreux problèmes qu'enregistre notre pays », a constaté M. Kiska. Et d'ajouter que son objectif principal fut de faire en sorte que les gens aient de nouveau confiance en la fonction présidentielle. « Aussitôt après mon investiture à la présidence, j'ai commencé à exercer mes compétences dans le domaine de la justice, et nous avons réussi à lancer des changements positifs », a constaté le chef d'Etat. Et d'énumérer les événements qu'il a vécu en un an de mandat présidentiel : « J'ai réagi au parlement quand le second plus haut représentant de l'Etat, le président du corps législatif Pavol Paška a démissionné, ainsi que la ministre de la santé Zuzana Zvolenská suite à l'affaire de l'achat du scanner 3 fois plus cher à l'hôpital de Piešťany. Nous avons eu le référendum, également l'affaire Váhostav, un grand débat sur le système de retraite ». Andrej Kiska a souligné plus de 100 rencontres avec les représentants des employeurs, enseignants, infirmières, médecins, entrepreneurs, personnes du secteur tertiaire, ainsi que ses visites dans diverses régions slovaques.

Il caractérise de la sorte son action dans le domaine de la politique étrangère : « L'Ukraine a constitué le point le plus important. A mon invitation le Président Petro Porošenko s'est rendu en Slovaquie lors des négociations des Présidents des pays du groupe de Visegrad, V4. J'ai rencontré les chefs de l'Etat de tous les pays voisins », a rappelé le Président.

Fin 2014, dans l'enquête des journalistes concernant l'homme politique avec qui la communication est la meilleure, Andrej Kiska a gagné. Son adversaire lors des présidentielles, le Premier ministre Robert Fico a quant à lui apprécié « l'existence d'une communication régulière et standard entre les trois plus hauts représentants de l'Etat ».

Les politologues slovaques ont des avis mitigés. Par exemple Ján Baránek estime qu'Andrej Kiska n'a pas répondu à toutes les attentes découlant de ses promesses électorales, à savoir qu'il serait un président actif, qui soliciterait les ministres, mettrait l'accent sur la corruption et les problèmes du pays. Le politologue lui reproche son absence au conseil des ministres, son silence médiatique concernant, par exemple les réfugiés ou certaines affaires. Selon Baránek, le président n'aurait donc pas profité des possibilités que lui offrent la Constitution pour intervenir.

Néanmoins, de nombreux politilogues y compris Baránek apprécient qu'Andrej Kiska se place toujours au-dessus des partis politiques.

source : SME, TASR

Zuzana Borovská, SME, TASR Foto: TASR

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