Il se pose également la question qui s'intéresse aux pays plus petits ? Dans cet ordre d'idée, il a attiré l'attention sur le cas de la Hongrie qui a connu une affluence d'immigrés Albanais du Kosovo qui ont illégalement traversé les frontières. Personne ne s'y est intéressé alors. Il a rappelé dans ce contexte que les leaders des pays membres ont approuvé lors du dernier sommet de l'UE la décision politique sur le principe du bénévolat. Il convient d'être prudent pour ne pas menacer l'équilibre en Slovaquie, néanmoins il faut faire preuve de solidarité, mais sur la base du volontariat. Il ne trouve pas convenable que quiconque impose à d'autres pays d' accueillir des immigrés. Aux dires de Robert Fico, les décisions que la Commission européenne ne tiennent pas compte de ce principe, soulignant qu'ainsi l'on force des migrants à s'installer dans l'un des pays qu'ils n'est pas celui de leur choix . Toujours selon Fico, chaque Etat devrait avoir le droit d'offrir un programme alternatif sous forme d'aide humanitaire ou le détachement de médecins dans des pays concernés, éventuellement le déploiement d'une mission militaire comme c'est le cas de l'Afghanistan. Le premier ministre a fait part des réserves émises par la Slovaquie vis-à-vis de ce projet et si c'est envisageable elle rejoindra le groupe de pays opposant un blocage. De plus, a t-il mentionné son inquiétude de voir se dissimuler parmi les immigrées des terroristes.
Le premier ministre a critiqué le comportement de quelques pays de l'UE en relation avec le changement du régime en Lybie. Selon lui, il y avait un régime non démocratique qui néanmoins plus ou moins bien a communiqué avec le reste du monde. Quelques pays membres de l'UE se sont déterminés à détruire ce régime et personne n'a mis en avant quelles en seront les conséquences. Il faut résoudre le problème là où il est né et non ses raisons. Pour Robert Fico qui a tenu à le souligner aujourd'hui, la Lybie en tant qu'Etat n'existe plus, les assassinats, les attaques terroristes, les violences y sont au quotidien. Le premier ministre slovaque se pose la question de savoir pourquoi la Slovaquie doit endosser la responsabilité d'un fait résultant d'une intervention extérieure à elle, engendrant la situation de l'impossibilité de vivre en ces pays?
Rappelons que pour la Slovaquie un quota d'accueil d'immigrés de 1,96 % a été déterminé , ce qui représente 785 personnes dont 471 venues de l'Italie et 314 de la Grèce. . Les États membres recevront 6 mille euros par personne accueillie, dans le cas de la Slovaquie la subvention se chiffrerait à 4 millions 710 mille €.