Migration en Europe : se répartir les réfugiés amplifierait le problème

Migration en Europe : se répartir les réfugiés amplifierait le problème

La Slovaquie est opposée à toute forme d'accueil imposé des réfugiés sur base de clés de répartition. C'est ce qu'a déclaré le ministre des affaires étrangères et européennes Miroslav Lajčák.

Celui-ci participe en ce moment au sommet d'urgence européen qui se tient aujourd'hui à Bruxelles. Le commissaire européen à la migration Dimitris Avramopoulos y présente un plan d'action en 10 points pour réagir immédiatement à la crise actuelle de la migration. L'une des pistes évoque la possible mise en place d'un mécanisme de réinstallation d'urgence. On parle dans les couloirs européens d'un processus qui serait obligatoire comme témoignage de la solidarité européenne envers l'Italie et la Grèce. Pour le ministre Lajcak, cela pose beaucoup de questions, comme ceux des quotas. La Slovaquie est un pays de transit. Se répartir les réfugiers entre pays européens serait la meilleure façon d'amplifier le processus, non de l'arrêter. La Slovaquie propose le placement des réfugiés sur base volontaire dans le cadre des possibilités et des moyens de chaque pays membre. Elle est également pour l'adoption progressive d'une politique d'immigration au niveau européen afin de réguler les flux migratoires.

Les passeurs exploitent la misère humaine

Il a cependant assuré que la Slovaquie était solidaire avec tous les problèmes de l'Union européen. Que la Slovaquie ne soit pas touchée dans une telle mesure que les Etats du sud ne change rien. La Slovaquie est aussi un pays à la frontière de l'Union européenne et pourrait en théorie être concernée par une telle situation en accueillant des flux d'immigrés venant de l'est. Voilà pourquoi la Slovaquie participe au débat. Le chef de la diplomatie a aussi déclaré que cette situation était l'une des plus tristes, car elle résulte d'un business ; un réseau dense de trafiquants et de passeurs profitent en profite malgré ces événements tragiques. Un commerce qui pèserait plus de 170 millions d'euros, les migrants payant leur voyage vers l'Europe entre 1000 et 2000 euros sur de vieux bâteaux surchargés. Le ministre des affaires étrangères a souligné que l'une des tâches prioritaires à laquelle l'Union européenne devait s'atteler était d'arrêter ce commerce dégoûtant. Et d'insister que la priorité des priorités était d'éviter que ne meurent encore d'autres personnes innocentes. Selon le ministre, il faut aussi décourager les candidats à l'immigration de venir en masse en Europe, leur expliquer qu'on ne les attendrait pas à bras ouverts et que ce ne serait pas la fin de leurs problèmes. Il faut prendre le mal à la racine.

Pas de partenaire en Libye

Il faut renforcer les contacts avec les gouvernements de pays comme le Soudan, l'Erythrée, le Tchad ou le Niger pour que les gens ne partent pas massivement et qu'ils s'attachent à résoudre les problèmes intérieurs. En Libye, l'Union européenne n'a pas de partenaire, c'est pourquoi le sommet accorde une attention particulière à ce pays : 90 % des migrants qui tentent illégalement de rejoindre les rives du continent européen traversent la Libye.

tasr

Jacques Hoflack, TASR Foto: TASR

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