Selon eux, le problème réside dans le fait que les chaînes du commerce de détail ont la main mise sur la détermination des prix. Le président de l'Union des producteurs de lait Alexander Pastorek fait observer que les fermiers se battent depuis les 5 dernières années contre un prix d'achat très bas qui ne couvrent même pas les coûts et charges de production. Cette situation a eu pour conséquence que les producteurs réduisent le nombre de leurs vaches et nombreux ont mis un terme à l'élevage des vaches laitières.
Durant 12 derniers mois, les prix d'achat ont baissé de 6 centimes par un kilo par rapport à un niveau du prix d'achat d'à peine 30 centimes. Les producteurs enregistrent donc de la sorte une perte allant de 5,2 a 6,2 centimes par kilo, en plus, ils doivent supporter les pertes des 7 années antérieures qui cumulées ont atteint 330 millions Euro. Si la surproduction du lait persiste et la consommation du lait stagne, cela pourrait entrainer une nouvelle baisse des prix d'achat et engendrer des pertes encore plus importantes. Dans ce cas de figure il faut s'attendre à ce que les producteurs de lait restant cessent leur activité d'élevage et produire du lait.
Le président de l'Union laitière Stanislav Voskár a mis en avant que l'année 2014 a été très dure pour les transformateurs de lait car ils ont dû régler aux fermiers un coût d'acquisition du lait inter-annuellement supérieur de 15,4 millions d'Euros. Les laiteries n'ont pas répercutés les charges plus élevées dans leur prix auprès du réseau de distribution commercial. Alors qu'un volume plus important de lait a été traité en 2014, le chiffre d'affaires des laiteries a baissé. Serait accueilli avec satisfaction pour le moins une présence plus élevée des produits laitiers slovaques sur les étals du marché domestique, ainsi qu'un accroissement sensible de leur consommation.
Depuis le 1er avril, au sein de l'UE ont été supprimés les quotas qui limiteraient la production de lait et les agriculteurs slovaques, aussi bien que leurs collèges tchèques ou hongrois se sentent menacés. Ils s'inquiètent du fait que leur marché respectif, dont le slovaque soit envahi par du lait bon marché provenant de l'étranger qui repoussera le lait slovaque au fond des étals. Voilà ce qui les pousse à appeler les consommateurs d'acheter et consommer les produits laitiers slovaques.
La situation en Slovaquie est telle que le prix d'achat du lait se situe au-dessous de la moyenne de l'UE. De plus, les subventions ne sont pas réparties équitablement afin de permettre de constater que le producteur en Slovaquie puisse vérifier que ce qu'il reçoit en subventions est au même niveau que celui dans d'autres pays.