Célébrations de Moscou : la présence slovaque fait débat

Célébrations de Moscou : la présence slovaque fait débat

Le président de la République slovaque n'ira pas. Le Premier ministre n'a pas encore donné sa réponse. Faut-il se rendre aux célébrations organisées à Moscou dans le cadre des 70 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Débat.

Pour le chef de la diplomatie slovaque, le débat est en cours au sein de l'Union européenne (UE). Selon lui, il faut trouver un compromis entre la participation de l'armée soviétique à la victoire sur le fascisme et l'annexion inégale de la Crimée. Et de préciser que ces célébrations sont appréhendées différemment dans chaque pays de l'UE, certains ayant été du côté des vainqueurs, d'autres du côté des vaincus. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte en ce qui concerne l'éventuelle participation de la Slovaquie à ces célébrations.

Commémorer en Slovaquie, pas à Moscou

Autre son de cloche de la part de l'opposition. Le président de la commission parlementaire des affaires étrangères, František Šebej (Most-Híd), estime qu'il faut honorer les soldats soviétiques qui ont lutté contre le fascisme et sont tombés pour défendre la liberté sur le territoire slovaque. Il faut les honorer en Slovaquie, là où ils ont combattu et sont tombés. Certes, dit-il, Il est vrai qu'il importe peu que quelqu'un soit tombé en Normandie ou à Dukla (lieu d'une importante bataille en Slovaquie). Mais d'ajouter tout de même que les célébrations se sont déroulées sur les plages normandes, pas lors d'un défilé militaire à Washington ou à Londres. Monsieur Šebej rappelle également que si l'Armée rouge a lutté contre le fascisme, elle est devenue par la suite l'instrument de quelque chose de complètement différent. « Partout où elle est intervenue, elle a implanté le régime communiste qui a oppressé la démocratie et la liberté. C'est la même armée qui a occupé la Tchécoslovaquie en 1968. Aucun représentant de nos forces armées ne devrait assister à ce type de défilé militaire. » Il estime que ce serait une honte pour la Slovaquie que le Premier ministre slovaque se retrouve aux côtés du dictateur Kim Jong-un dans la même tribune.

l'Ukraine : paix et réformes avant tout

En marge de la venue en avril du chef de la diplomatie russe Lavrov en Slovaquie (une invitation lancée en 2012), Miroslav Lajcak a assuré que la situation en Ukraine serait évoquée. Le Premier ministre a répété que l'Ukraine avait besoin de la paix et de réformes, chapeautées par l'Union européenne. Pour František Šebej, mener les deux à la fois est pratiquement impossible. Il est d'accord avec monsieur Lajcak qui recommande l'aide d'un coordinateur européen pour l'Ukraine. Les discussions ont aussi évoqué la question des sanctions européennes. Sans elles, selon Šebej, cela ferait déjà longtemps qu'Odessa aurait été occupé.

tasr

Jacques Hoflack, TASR Foto: TASR

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