Les anciens citoyens slovaques ne manifestent pas un grand intérêt à recouvrer la citoyenneté slovaque. Depuis le 1er février de cette année, une directive ministérielle le permet pour ceux à l'avoir perdue consècutivement à la loi adoptée en 2010. Celle-ci, prise par le premier gouvernement Fico, s'était inscrite en rétorsion à la loi hongroise concernant la double citoyenneté. Aux dires du porte-parole du Ministère de l'intérieur, Peter Lazarov, au cours du mois du février, 12 demandes seulement ont été enregistrées. A noter que ces demandes peuvent être déposées dans les bureaux des administrations régionales ouverts dans chacun des capitales de régions. Egalement celles-ci peuvent être déposées auprès de la représentation de la République slovaque à l'étranger. 5 demandes ont été déposées à Bratislava, une à Zilina, Presov et à Kosice, trois à Prague et une à Budapest.
La rigueur de la loi adoptée en 2010 devrait être affaiblie par un amendement à la loi, déjà prêt et en attente de son adoption. Cependant, le ministre de l'intérieur a décidé d'anticiper cette disposition législative en promulguant en fin d'année dernière un arrêté d'exception déclarant : la citoyenneté sera restituée sur la base d'exception - dans l'intérêt de la Slovaquie. C'est pourquoi ette mesure ministérielle n'est entrée en vigueur qu' à partir du 1er février, permettant à ceux qui avaient perdue la citoyenneté slovaque après le 1er janvier 1993, de pouvoir dès avant l'adoption de l'amendement et à titre exceptionnel se voir restituer la citoyenneté de la République slovaque. Même si jusqu'alors, la loi a permis de redonnner la citoyenneté slovaque à titre exceptionnel, dans l'intérêt de la Slovaquie à quelques personnes, il s'est agit essentiellement de personnalités du monde des scientifiques et celui des sportifs. C'est donc en référence à ces dérogations à la loi qu'est fondée la prescription ministérielle.
L'amendement à la loi sur la citoyenneté est prête au Ministère depuis plus d'un an. L'actuelle législature devrait corriger la rigueur de la loi adoptée en 2010. Celle-ci prescrit que celui qui recoit la citoyenneté étrangère perd automatiquement celle slovaque, en réaction à la loi hongroise permettant à ceux des ressorissants de citoyenneté slovaque dont les ancêtres vivaient en Hongrie et qui parlent hongrois, d'obtenir la citoyenneté hongroise. Depuis l'introduction de cette loi, plus de 1071 personnes ont perdu la citoyenneté slovaque, dont la plupart, 361, y ont renoncé au profit de la citoyenneté tchèque. Suivent ensuite l'Allemagne (204), l'Autriche (145) et la Grande Bretagne (93). A noter que seulement 59 Slovaques ont renoncé à la citoyenneté de la République slovaque en faveur de celle de la Hongrie.