Sondage : la moitié des Slovaques croit à des théories du complot

Sondage : la moitié des Slovaques croit à des théories du complot

Près de la moitié des Slovaques croit aux théories du complot ou conspirationnistes et ceci pratiquement sans égard à leur niveau d'éducation. Selon les résultats d'un sondage réalisé en septembre dernier par l'Institut de sociologie de l'Académie slovaque des sciences sur un échantillon de 1.156 personnes, 45,4% des Slovaques sont convaincus que la réalité est souvent différente de celle présentée dans les médias et que le monde est régi par des groupes d'influences qui agissent discrètement. Près de la moitié des personnes appartenant à ce groupe - plus précisement 44,9% - ont fréquenté un établissement d'enseignement supérieur. Le sondage fait également ressortir que près de deux tiers des partisans des théories conspirationnistes sont favorables à l'instauration éventuelle d'un système qui garantirait une plus grande sécurité et égalité, et ceci même au prix d'une réduction des droits et des libertés. Selon le sociologue Robert Klobucký « ces résultats sont confirmés par les données provenants des autres études, réalisées à l'étranger, où l'on peut constater que le niveau d'éducation n'intervient que dans une mesure très restreinte quant à la crédibilité attribuée aux théories conspirationnistes ». Et d'ajouter un fait curieux que c'est parmi les personnes d'un certain âge au-dessus de 65 ans que l'on trouve le moins de ceux qui adhèrent à ces théories, ils sont 36%. Et Robert Klobucký d'expliquer cela par le fait que les personnes appartenant à cette tranche d'âge sont celles qui parralèlement sont le moins présentes sur internet qui est le principal vecteur de ces opinions. «Peut-être sont-ils ainsi protégés» considère-t-il.

Ainsi que nous l'avons déjà évoqué au début de notre article, une grande partie des personnes faisant foi à ces scénarios du complot rejettent simultanément le régime démocratique et libéral. Au sein de ce groupe, ils sont 60% à être favorables à la mise en place d'un système politique qui restreindrait les libertés au profit d'une plus grande égalité et de l'ordre. Toujours selon l'analyste précité, «ceci pourrait constituer un danger attendu qu'en Europe Centrale il y a plusieurs hommes politiques qui ne cachent pas leur critique du modèle démocratique. Le problème principal réside en ceci que les partisans des théories conspirationnistes se méfient de la possibilité pour l'électeur d'être en mesure d'influencer par son vote et son engagement civique le cours des choses le concernant, et c'est pourquoi ils sont plus enclins à préfere un régime politique de substitution qui mettrait en avant d'autres valeurs que la liberté et la pluralité d'opinions» conclue-t-il. Ajoutons en toute dernière information que les résultats du sondage considéré font ressortir qu'il n'y a pratiquement pas de relation entre le fait de voter à gauche ou à droite et la crédibilité attribuée aux théories conspirationnistes.

Andrej Záthurecký Foto: TASR

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