Les bénéfices douteux de l’exploitation du fond marin

Les bénéfices douteux de l’exploitation du fond marin
Depuis 1987, la République slovaque est le locataire de 75 000 km carré de fonds sous-marin dans l'Océan Pacifique entre le Mexique et les Iles Hawaii. Il s'agit d'un sous-sol, riche en métaux précieux de plusieurs sortes, comme le manganèse, le nickel, le cobalt et d'autres qu'il recèle. Ces fonds offrent des perspectives intéressantes du point de vue des ressources en matière première, lorsque dans le monde, celles-ci seront épuisées dans les autres gisements en cours d'exploitation.

Le but final est l'exploitation et la vente de ces métaux au coût élevè sur le marché mondial. La Slovaquie devrait en tirer un revenu égal à 1/6ème du bénéfice ce qui répond à sa part dans ces fonds marin. Jusqu'aujourd'hui, les investissements de la Slovaquie dans cette exploitation représentent plus de 5,2 millions d'Euros et c'est justement l'utilisation de ces moyens financiers qui a intéressé les contrôleurs de l'office suprême de contrôle. Actuellement, la Slovaquie s'acquitte annuellement d'une somme de 175 000 €, affectée à la recherche. Tirée du budget du ministère slovaque de l'environnement, cette dotation financière est tranférée chaque année à l'Organisme d'investissement « Interoceanmetal » dont la Slovaquie est devenue partie prenante, qui effectue les recherches et met au point les technologies propres à permettre d'exploiter ces fonds marins.

Selon le porte-parole du ministère slovaque de l'environnement Maros Stano, l'exploration de ce fond marin dans l'Océan Pacifique n'a toujours pas apporté de certitudes quant à ce que la Slovaquie puisse tirer profit de sa richesse. Selon les dernières estimations, les concrétions marines de matières anorganiques représentent une valeur de métaux, plus précisément de nickel, équivalent 332 milliards d'Euro. Les gisements de métaux se trouvent à une profondeur de 5 à 7 km, ce qui rend leur accès difficile, mais une fois mise en place des techniques d'exploitation améliorées, il est possible d'envisager extraire un volume représentant environ un milliard de tonnes de métaux précieux par an.

Le temps où la Slovaquie pourra en tirer profit est cependant très éloigné encore. L'exploitation pourrait s'engager dans les années comprises entre 2020-2050. La Slovaquie a hérité ce fond marin de l'ex-Tchécoslovaquie. Après la partition, la Slovaquie et la Tchéquie s'en sont partagèes à égalité ce territoire. Les pays membre de l'accord d'exploitation du fond marin ont signé aussi la Pologne, la Russie, la Bulgarie et Cuba. Les signataires se sont mis d'accord sur la coopération pour cette exploitation et sur la préparation des gisements de métaux aux fins d'utilisation industrielle.

La Slovaquie, à l'heure actuelle et dans les conditions existantes, ne représente pas le point technologique et de recherche dans ce domaine. Néanmoins, pour se prononcer, les travaux n'étant pas encore terminés, il faut effectuer encore au moins 3 expéditions d'exploration. C'est pourquoi la Slovaquie soutient le projet d'autres pays membres de prolonger le contrat avec « Interoceanmetal » jusqu'en 2023. Une fois l'exploration terminée, les pays membres se mettront d'accord sur la fondation d'un office pour l'extraction et traitement des métaux. Cependant, depuis des années on mène des discussions sur le fait de savoir si les investissements seront rentables. Les contrôleurs conseillent au ministère de l'environnement de reconsidérer l'opportunité d'être membre de l'organisation commune et préparer une position sur des conditions pour se maintenir au sein de cette organisation.

Tatiana Minarovičová Foto: SITA

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