Sommet Bush – Poutine à Bratislava .... il y a 10 ans déjà

Sommet Bush – Poutine à Bratislava .... il y a 10 ans déjà

Il y a 10 ans, la capitale slovaque Bratislava a été l'un des lieux le plus sécurisé et protégé du monde. Cela par suite du sommet des deux plus hautes personnalités politiques mondiales Bush-Poutine, qui a eu lieu le 24 février. Pour la Slovaquie et plus particulièrement Bratislava, cela a été aussi une occasion particulière de sortir de l'ombre et se présenter et tant que pays stable dans le monde démocratique, ainsi qu'en tant que capitale européenne attrayante, vivante, dynamique en plein essor dans l'espace de l'Europe centrale.

En marge de cet anniversaire, le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajcak a déclaré que la Slovaquie a perçu l'organisation du sommet réunissant les Présidents américain et russe en tant que contribution importante en faveur de l'ouverture d'un dialogue stratégique entre les États-Unis et la Fédération russe. Comme moment le plus difficile il considère l'organisation en elle- même de cette rencontre, face à laquelle la Slovaquie n'avait jamais eu auparavant l'occasion d'être confrontée. C'est l' expérience des autres pays qui a été mise à contribution et a beaucoup aidé la Slovaquie. Comme succès de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak perçoit également le fait qu'il a été posible d'élargir l'idée initiale « Sommet de deux Président » en leurs visites officielles. George Bush est arrivé à Bratislava pour son historiquement première visite en compagnie de son épouse déjà la veille, le 23 février et après la rencontre avec le Président russe, il s'est rendu à Washington. Vladimir Poutine, pour sa part, après le sommet a poursuivi son séjour en visite officielle de la Slovaquie.

A Bratislava, George Bush et Vladimir Poutine se sont entretenus non seulement de l'État de la démocratie en Russie mais aussi du sujet sensible des armes nucléaires en Iran et en Corée de Nord, de la lutte contre le terrorisme et du désarmement.

Comme l'a ajouté le ministre slovaque, le monde pendant ces 10 années a accompli un certain développement et en dépit de la crise actuelle en Ukraine, il est convaincu qu'il n'existe pas d'autre alternative que de recourir à un dialogue constructif. Si l'on porte ses regards en arrière, on voit pas mal de signaux qui présageaient de l'approche d' une certaine éventualité de confrontation, les bornes importantes en étaient l'indépendance du Kosovo ou le conflit de la Russie avec la Géorgie en 2008. Aujourd'hui, nous sommes témoins du fait que notre perception de l'élargissement de la zone de stabilité et de prospérité est perçue par la partie russe comme le rapprochement de l'OTAN et la menace sur les intérêts politiques et économiques russes. Le résultat de cette interprétation différente est, malheureusement, la guerre en Ukraine, a constaté le chef de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak. Il considère comme capacité la plus importante vis à vis de la situation actuelle, le fait de savoir écouter. Il y a une différence entre écouter et s'entendre. C'est-à-dire accepter d'écouter aussi des avis avec lesquels je ne suis pas d'accord, mais qu'il faut écouter et les analyser. « Je pense, qu'il nous manque toujours la capacité de regarder les choses au travers les yeux de l'autre partie », a conclu le ministre slovaque.

Tatiana Minarovičová Foto: SITA

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