Amnistie sur les armes en Slovaquie : pas de lien avec les attaques criminelles

Amnistie sur les armes en Slovaquie : pas de lien avec les attaques criminelles

Alors que la troisième amnistie sur les armes est en cours, la Slovaquie compte durcir les règles permettant de vendre les armes neutralisées.

L'attaque terroriste à Paris qui a provoqué le 7 janvier dernier 17 victimes, a atterré le monde entier et dans ce tragique événement la Slovaquie est impliquée bien qu'indirectement. La police slovaque a reçu une requête de ses collègues français afin de permettre l'identification de la provenance de 7 mitraillettes, utilisées lors de la tuerie à Paris. Les éléments de l'enquête et l'examen des armes a conduit les policiers français en Slovaquie.

une Kalachnikov pour 300 euros

Ces mitraillettes auraient pu être achetées légalement en Slovaquie sur le marché des armes neutralisées. Selon les déclarations d'un expert qui a désiré rester anonyme, il est possible d'acheter une Kalachnikov pour 300 euros en Slovaquie puis de la remettre à neuf. Scénario plausible pour des terroristes, selon lui. Difficile ensuite de retrouver une telle arme. Dans ce cas précis, l'enquête mènerait à Partisanske, en Slovaquie occidentale. Le ministère de l'intérieur communique avec prudence, car la situation est sensible et la lutte contre le terrorisme est une choses compliquée. Il a rappelé qu'il travaillait depuis l'automne sur une loi limitant la vente de telles armes sur lnternet.

10.000 armes récupérées

Rappelons que la Slovaquie a lancé depuis décembre sa troisième amnistie sur les arms. Les experts du corps de police de la République slovaque ont envoyé à la balistique 750 armes détenues illégalement que les citoyens ont remis à la police dans le cadre de la troisième amnistie sur les armes. 119 armes ont été analysées jusqu'à présent. Selon le ministère de l'intérieur, les résultats des analyses balistiques ont montré qu'aucune de ces armes n'a été utilisée dans le cadre d'affaires criminelles. L'amnistie prendra fin le 31 mai ; le travail des experts en balistique sera terminé une fois que toutes les armes auront été contrôlées et identifiées afin de vérifier si elles n'ont pas été utilisées dans le cadre d'affaires criminelles.

trois ans d'analyse balistique

Ce qui prendra du temps, selon le service de la balistique : pour vérifier 2000 armes, nombre attendu d'armes rendues dans cette période, il faudra compter entre deux et trois ans. La troisième amnistie a été lancée en décembre 2014. Les détenteurs d'armes illégales ont six mois pour les remettre à la police sans courir de poursuite judiciaire. Deux autres amnisties ont été menées en 2005 et 2009. 8000 armes avaient été rendues. Le ministère de l'intérieur compte sur 10000 armes en tout avec cette troisième période d'amnistie. L'objectif de ces amnisties est de faire baisser le nombre d'armes détenues illégalement. Selon le ministre de l'intérieur, Robert Kalinak, ce type d'action permet de faire baisser la criminalité, en particulier les attaques à main armée. On serait passé de 440 cas en 2004 à la moitié en 2013.

teraz; tasr

Jacques Hoflack TASR, teraz.sk Foto: SITA, AP

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