La Suisse, la Norvège, l'Australie. Ces trois pays peuvent être considérés paradis pour les retraités. Cela découle de conditions de vie bien meilleures pour cette catégorie de personnes qu'en de nombreux autres pays. La raison en est le fait qu'il y a les meilleures conditions de vie pour des retraités. Une enquête menée par la société d'investissement Natixis a permis de dresser ce constat et mettre en lumière cette situation.
Qu'en est-il en Slovaquie, à propos de son système de retraite comparativement à d'autres pays en ce qui concerne son assise et sécurité quant à sa capacité de financement? La réponse en est qu'il est plutôt fragile que par ailleurs sa situation s'est dégradée dans le pays pour la seconde fois déjà. Parmi les 150 pays dans lesquels l'enquête s'est déroulée, la Slovaquie vient en 28eC'est la deuxième année consécutive que la Slovaquie enregistre un recul quant à l'indice global du système de retraite, comparativement à l'année 2013, marquant le début de la prise en compte de cet indice par Natexis. Dans ce court laps de temps, la Slovaquie a rétrogradé de 10 positions au classement mondial. Parmi les 20 systèmes de retraite les plus solides se classent entre autres notre voisin de l'ouest, la République Tchèque. Cette dernière s'affiche à la 15e place devançant de 13 places la Slovaquie. Autre constat par rapport à des pays relativement comparables, la situation des retraités estoniens ou slovènes est sensiblement meilleure que celle des slovaques.La société Natexis a pris en considèration dans son enquête et apprécié la qualité du niveau de vie des retraités à plusieurs points de vue et sur la base de différents critères, selon 4 indices partiels retenus soit : la santé, le bien-être, la qualité de vie et la qualité de la prévoyance retraite. Ici faut-il noter que la République slovaque a vu sa position se dégrader en chacun de ces quatre domaines mentionnés, atteignant même jusqu'à 10 %, quant à l'indice jaugeant le bien-être.
Le président de Natixis Global Asset Management, M. John T. Hailer, en retire la conclusion que les moyens financiers tirés du Budget de l'Etat seront de plus en plus réduits et que dans l'avenir, les individus seront placés face à la nécesité impérieuse d'assurer par eux-mêmes et sur leurs propres revenus la constitution de leur fonds de retraite. A noter que cet avis est partagé aussi par la plupart des spécialistes en ce domaine.
« Dans l'avenir, et d'ici quelques dizaines d'années, le montant des allocations de retraite ne sera pas en mesure de couvrir les besoins fondamentaux et de première nécessité mensuels. Cela signifie que pour y faire face les personnes doivent se constituer durant leur période d'activité, des réserves pour le futur afin d'être en mesure de compléter les faibles revenus issus du système de retraite », pense l'analyste de la société Next Finance, M. Jiří Cihlář.