Les attaques terroristes en Europe ont ouvert le débat sur l'avenir des frontières de Schengen. Aux dires du ministre slovaque de l'Intérieur, Robert Kalinak, la remise en place des contrôles frontaliers aurait pour conséquence la victoire du terrorisme. Il a réagi ainsi aux voix de certains hommes politiques européens qui réclament l'arrêt de la libre circulation des individus suite aux attentats terroristes à Paris.
Toujours selon les propos du ministre slovaque, l'introduction des contrôles intérieurs pourrait avoir pour conséquence l'effritement de l'Union Européenne conduisant à sa destruction car la circulation libre constitue un des piliers fondamentaux. Il s'est prononcé pour le renforcement de la surveillance aux frontières extérieures surtout dans les zones qui sont confrontées aux tensions fortes des migrants illégaux. La question des réfugiés des zones de guerre est selon lui de nature différente que celle de la migration illégale de caractère économique.
Partage ce point de vue le député slovaque Martin Fedor du parti Siet qui pense qu'après les attaques à Paris, un bouillon de culture est créé pour les hommes politiques européens radicaux et extrémistes qui souhaitent construire dans l'UE des barrières et des restrictions, cela joue beaucoup en faveur des terroristes. Il faut réfléchir, selon lui, dans l'intérêt de qui l'Europe aurait été partagée et donc affaiblie. Les restrictions éventuelles de la libre circulation serait un recul. Toujours de l'avis du député Fedor, il ne faut pas permettre de se priver des avantages qu'offre l'espace Schengen, il ne faut pas permettre que ces menaces deviennent un prétexte que les politiques utilisent comme réponse et chercheront à induire en tant que solution première et facile qui se propose - la fermeture des frontières.