Une monnaie unique européenne faible ne sera pas qu'une bonne nouvelle pour l'économie de l'eurozone. D'une part les exportations des pays de l'eurozone seront moins coûteuses, d'une autre un dollar américain fort se fera sentir jusqu'aux portemonnaies des citoyens. La baisse de la valeur de l'euro entraînerait prochainement la hausse des prix de certains produits tels que l'électronique, les médicaments ou les véhicules automobiles.
Les commerçants slovaques sont pour le moment prudents, mais n'excluent pas ce scénario. Certains évoquent leurs stocks qui leur permettront de tenir pendant un certain temps sans recourir à une hausse des prix. Toutefois, si l'euro continue sa chute, les prix de l'électronique dont la commercialisation passe par les paiements en dollars - ce qui est le cas de sa plus grande partie - augmenteront inévitablement. Les ordinateurs portables, les tablettes ainsi que des téléphones mobiles et les téléviseurs seraient concernés. La plus importante vague de hausse des prix est à attendre dès le deuxième trimestre de cette année. Selon l'estimation, les prix devraient augmenter de 4 à 8%, les chiffres plus précis sont toutefois soumis à l'évolution de l'euro.
D'autres groupes de produits seront également concernés par l'affaiblissement de la monnaie commune. Selon l'analyste de Poštová banka Madame Dana Vrabcová un euro faible par rapport au dollar américain se reflétera dans une plus large mesure sur les marchandises et les services importés de l'extérieur de la zone euro et commercialisés en dollars. « Parmi les pays en dehors de l'Union européenne, c'est la Russie qui est notre plus grand partenaire commercial, suivie de la Corée du Sud, de la Chine et, dans une moindre mesure, les États-Unis. Dans le cas des trois premiers pays nommés, nos importations prévalent sur les exportations, nous enregistrons donc un solde négatif avec eux », constate Dana Vrabcová. En revanche, les exportations slovaques vers les États-Unis sont plus importantes que les importations. Outre les appareils électroniques ou l'électroménager, les médicaments ou les véhicules automobiles pourraient, eux aussi, connaître une hausse des prix.