Budget 2015 : réaliste, mais peu ambitieux

Budget 2015 : réaliste, mais peu ambitieux

Le budget de l'État 2015 s'appuie sur des données réalistes, mais aurait pu être plus ambitieux. C'est à ce constat qu'ont abouti plusieurs analystes sollicités par les médias pour donner leur avis sur la loi de finances slovaque. Par exemple celui de Jana Glasová, analyste de Poštová banka, Banque de la Poste, qui observe que le budget table sur une croissance de l'économie slovaque au niveau de 2,6%, ce chiffre étant toutefois soumis aux diverses influences, parmi lesquelles les risques liés à l'évolution de la situation géopolitique. « On peut citer entre autres que si les sanctions contre la Russie seront renforcées, cela entraînera un ralentissement de l'économie européenne, y compris slovaque, ce qui conduira dans le suivi à la hausse du déficit des finances publiques » conclue Jana Glasová. Autre appréciation recueillie, celle de Madame Katarína Muchová, analyste d'une autre importante institution bancaire, Slovenská sporiteľňa. Elle met en avant le fait que le budget 2015 est basé sur l'évolution relativement positive qui s'est produite en 2014. Après une longue période la prévision des rentrées fiscales s'est améliorée et celle-ci ont enregistré une croissance. Selon elle, « l'effort de consolider les finances publiques sera pour une grande partie reporté aux années 2016 et 2017 ». Toutefois, ne faut-il pas oublier que l'année 2016 sera celle des élections législatives au cours de laquelle il ne faut pas s'attendre à ce que le gouvernement soit trop enclin à faire des économies ; de ce point de vue, le budget 2015 aurait pu se fixer des objectifs plus ambitieux pour anticiper sur cette année électorale.

Le budget d'État 2015 prévoit un déficit au niveau de 2 mld. 986 millions d'euros, le chapitre des recettes est établi prévisionnellement à 14 mld. 495 millions, celui des dépenses à 17 mld. 479 millions d'euros. Le déficit de l'administration publique slovaque pris dans son ensemble, c'est-à-dire y compris les municipalités, l'Assurance sociale, les universités et d'autres institutions publiques, se situerait à 1 mld. 940 millions d'euros ce qui représente 2,49% du PIB.

Le projet initial du budget 2015, adopté par le conseil des ministres en octobre dernier, à prévoyait une gestion financière de l'État plus resserrée. Or, après la révision des données relatives à la dette publiques par Eurostat un nouvel espace s'est ouvert pour le gouvernement de majorer les dépenses et le déficit. Ainsi, plusieurs ministères ont pu bénéficier d'une hausse de leurs budgets respectifs, notamment ceux de l'intérieur, du travail et des affaires sociales, des transports ou celui de l'économie. Toutefois, la plus importante hausse bidgétaire va au poste intitulé Caisse générale qui provisionne un fonds de réserve de l'ordre de 150 millions d'euros pour faire face à une éventuelle mauvaise évolution macroéconomique et aussi pouvoir augmenter les salaires dans l'administration publique.


Andrej Záthurecký, Foto: SITA

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