Le procureur Čentéš a accueilli cette décision avec une grande satisfaction : il s'agit pour la première fois dans l'histoire que la Cour Constitutionnelle de la République slovaque a reconnu la violation des droits d'une personne physique par le Président de la République. Par ailleurs, M. Čentéš envisage d'offrir une grande partie de son dédommagement de 60 000 euros à l'hospice d'enfants Plamienok, et une plus petite partie à l'organisation VIA IURIS, qui soutient les citoyens dans le domaine de la protection de leurs droits principaux et libertés.
La juriste Zuzana Čaputová de VIA IURIS a commenté la décision de la Cour Constitutionnelle en faveur de Jozef Čentéš pour le quotidien SME : « Les conséquences de la décision anticonstitutionnelle du Président Ivan Gašparovič ont trouvé leur compensation matérielle, mais n'ont pas été effacées ». La juriste espère que cette décision contribuera à mettre en lumière la limite des compétences du Président de la République slovaque quant aux nominations. Elle souligne que nous avons dorénavant un procureur général qui a été élu sur un arrière-fond de décision du Président Gašparovič non conforme à la Constitution.
Zuzana Wienk de Aliancie Fair Play trouve que la décision de la Cour Constitutionnelle devrait conduire à une modification de la Constitution, entrainant l'impossibilité de désigner le successeur d'un procureur général en cas de recours devant la Cour Constitutionnelle jusqu'à ce qu'elle ait tranché. Selon Zuzana Wienk, la sphère des spécialistes s'attendait à une telle décision de la Cour Constitutionnelle, mais il est triste que celle-ci soit purement symbolique en la circonstance puisque sans effet.
source: TASR, SME