Un enseignement accessible et de qualité quel que soit le lieu de résidence de l'enfant, un meilleur soutien aux élèves, une protection accrue des enseignants et une gestion scolaire plus efficace : tels sont les principaux objectifs de la réforme de la loi sur l'éducation et des autres lois relatives à l'éducation, présentés cette semaine par le ministre de l'Éducation, Tomáš Drucker.
La proposition prévoit des changements dans le fonctionnement des écoles primaires et secondaires, le système de soutien aux élèves, le statut du personnel enseignant et le financement de l'éducation. Egalement, la mise en place d'un réseau durable d'écoles primaires, tenant compte des spécificités régionales, afin de garantir un enseignement accessible et de qualité à tous les enfants, quel que soit leur lieu de résidence. Ce critère vise à prendre en compte des conditions spécifiques, notamment en matière d'accès à l'éducation et d'égalité des chances pour tous les élèves.
« On ne peut pas juger toutes les écoles selon les mêmes critères. Une école dans un petit village n'a pas les mêmes conditions qu'une école dans une grande ville. Notre tâche est d'établir des règles qui garantissent l'accès à l'éducation tout en en améliorant la qualité. Le facteur déterminant doit être l'éducation que reçoit l'enfant », a souligné le ministre Drucker.
Un autre changement concerne la réévaluation du diagnostic des élèves présentant une déficience intellectuelle légère ou modérée. L'objectif est de garantir que leur scolarité repose sur une évaluation professionnelle actualisée de leurs besoins.
Cet amendement renforce la protection des enseignants contre toute ingérence non professionnelle. Il précise également les obligations du personnel d'encadrement et la responsabilité des chefs d'établissement quant à l'évaluation des enseignants.
La proposition introduit également une nouvelle catégorie de personnel enseignant, liée au poste de directeur-gestionnaire. Autre nouveauté : la mise en place de contrats de performance entre le ministère, l’établissement secondaire et son gestionnaire. Ces contrats visent à créer un cadre de soutien spécifique pour les établissements d’excellence.
« Nous souhaitons donner aux établissements ambitieux l’opportunité d’améliorer encore la qualité de l’enseignement. Les contrats de performance permettront de lier un soutien financier spécifique à des engagements et des résultats précis. L’argent investi dans l’éducation doit aussi se traduire par une qualité mesurable », a ajouté Tomáš Drucker.