Limitation de véhicules hybrides chinois : une aubaine pour la Slovaquie ?

Limitation de véhicules hybrides chinois : une aubaine pour la Slovaquie ?

Vendredi 9 octobre, le commissaire européen Maroš Šefčovič a annoncé un accord visant à limiter les importations de véhicules hybrides et hybrides rechargeables chinois dans l'UE. Les détails de cet accord ne sont pas encore connus mais les importations seraient initialement limitées à 350 000 unités par an.

Selon un porte-parole de la Commission, cet accord quadriennal permettra de réduire de plus de moitié les volumes d'exportation actuels, les premières mesures devant être adoptées en décembre. Le commissaire européen Maroš Šefčovič évoque la prévention de l'exportation de « plusieurs millions » de voitures sur quatre ans.

L'accord conclu avec Pékin pour limiter les importations de véhicules hybrides chinois est également une bonne nouvelle pour le secteur automobile slovaque. Les voitures hybrides et électriques constituent aujourd'hui le principal segment d'exportation pour les constructeurs automobiles slovaques.

Outre la réduction de la concurrence directe, cet accord pourrait également renforcer la viabilité à long terme du secteur qui n´est que de 13% mais pourrait tutoyer les 15 voire 17%. Les véhicules hybrides constituent une transition vers l'électromobilité pour les usines slovaques. Pourtant, en raison de la baisse de compétitivité, la Slovaquie n'attire pas suffisamment de projets de véhicules électriques pour compenser le déclin de la production de voitures à moteur thermique. Par conséquent, la protection du segment hybride pourrait permettre aux usines slovaques de prolonger leur transition.

L'accord avec Pékin prévoit également une réduction des droits de douane sur les pièces automobiles qui pourrait s'appliquer à la Slovaquie.

Certes, cet accord limite les exportations chinoises mais ne s'applique pas aux voitures fabriquées par des marques chinoises en Europe comme par exemple, BYD qui possède une importante usine en Hongrie et prévoit d'en implanter d'autres, notamment en Espagne. Cela permettra aux constructeurs chinois de continuer à concurrencer les constructeurs automobiles européens.

Cet accord n'est qu'un premier pas, certes modeste, vers la résolution d'un problème bien plus vaste : le déficit commercial de l'Europe avec la Chine.

Marie-Ondine Vidal Foto: TASR

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