La Slovaquie commémorera ce mardi 1er septembre le 34ᵉ anniversaire de l’adoption de sa Constitution. Les députés du Conseil national slovaque de l’époque l’ont adoptée le 1er septembre 1992, quelques mois avant la création de la République slovaque indépendante. Celle-ci a vu le jour le 1er janvier 1993, après la partition de la fédération tchécoslovaque. Depuis 1994, le 1er septembre est un jour férié en Slovaquie, connu comme la Journée de la Constitution.
Depuis 2024, cette journée n’est plus un jour chômé. Cette modification faisait partie du premier paquet de mesures de consolidation budgétaire destiné à améliorer les finances publiques. Le 1er septembre conserve donc son statut de fête nationale mais il s’agit désormais d’un jour de travail ordinaire pour la plupart des citoyens.
L’adoption de la Constitution avait été précédée par la Déclaration de souveraineté de la République slovaque, approuvée par les députés le 17 juillet 1992. À cette époque, la Slovaquie faisait encore partie de la République fédérale tchèque et slovaque et les représentants politiques tchèques et slovaques négociaient l’avenir de la fédération. Le 26 août 1992, lors d’une rencontre à la villa Tugendhat à Brno, les Premiers ministres tchèque et slovaque Václav Klaus et Vladimír Mečiar ont finalement décidé de mettre fin à la fédération au 1er janvier 1993.
La Constitution slovaque fut adoptée le 1er septembre 1992, après 22 heures. Sur les 134 députés présents, 114 ont voté pour, 16 contre et quatre se sont abstenus. Certains députés avaient quitté la salle avant le vote pour protester contre le rejet de leurs propositions concernant les droits des minorités nationales.
La nouvelle Constitution a ensuite été signée le 3 septembre au Château de Bratislava par Ivan Gašparovič, président du Conseil national slovaque, et Vladimír Mečiar, Premier ministre slovaque. Elle entra en vigueur le 1er octobre 1992. Le même jour, le Conseil national slovaque fut officiellement rebaptisé Conseil national de la République slovaque.
La Constitution constitue la loi fondamentale de l’État. Elle se compose d’un préambule et de neuf chapitres et définit notamment les droits et libertés fondamentaux, les droits politiques, sociaux et économiques, ainsi que les droits des minorités nationales. Elle établit également le principe de séparation des pouvoirs entre le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.
Depuis son adoption, la Constitution fut modifiée à plusieurs reprises. La dernière réforme, entrée en vigueur en novembre 2025, a notamment introduit des changements concernant le sexe biologique, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, l’adoption des enfants ainsi que le processus éducatif.