Pellegrini soutient la convocation d’une réunion extraordinaire de l’UE sur la situation à Ceuta

Pellegrini soutient la convocation d’une réunion extraordinaire de l’UE sur la situation à Ceuta
Le président de la République slovaque, Peter Pellegrini, a exprimé son soutien à l'initiative de la majorité des États membres de l'Union européenne, qui demandent la convocation d'une réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur afin d'examiner la crise migratoire dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord.

Selon le chef de l'État, la protection efficace des frontières extérieures de l'Union européenne constitue une condition essentielle pour garantir la sécurité des citoyens, préserver la confiance dans l'espace Schengen et renforcer le projet européen. Il a estimé que l'Europe devait envoyer un signal clair : les franchissements illégaux des frontières et l'instrumentalisation des migrations à des fins de pression politique ou hybride ne peuvent mener à un droit de séjour dans l’Union.

Peter Pellegrini a également insisté sur la nécessité pour l'Union européenne d'agir de manière unie, dans le respect du droit international, de la dignité humaine et de ses propres règles, appliquées avec cohérence et équité.

Le ministère slovaque de l'Intérieur a précisé que la Slovaquie n'était pas directement concernée par cet afflux migratoire. Il a souligné que Bratislava était prête à soutenir toute mesure visant à renforcer la protection des frontières extérieures de l'UE, à intensifier la coopération entre les États membres, à lutter contre les réseaux de passeurs et à empêcher que les migrations ne soient utilisées comme instrument de pression contre l'Union.

Face à l'arrivée soudaine de dizaines de milliers de migrants à Ceuta, 22 des 27 États membres ont demandé, dans une lettre ouverte, la tenue en urgence d'une visioconférence des ministres de l'Intérieur afin d'élaborer une réponse rapide et coordonnée et d'empêcher de nouveaux franchissements incontrôlés des frontières.

Entre-temps, l'Espagne a commencé à installer une barrière maritime au large de Ceuta. Le bilan de la crise s'est alourdi et fait désormais état de 67 morts. De son côté, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a critiqué la réaction qu'il juge « égoïste » de certains partenaires européens, tout en soutenant la tenue rapide d'une réunion des ministres de l'Intérieur.

Kristína Hanáková Foto: TASR

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