Stress financier: Un jeune Slovaque sur trois vit encore chez ses parents

Stress financier: Un jeune Slovaque sur trois vit encore chez ses parents

Un tiers des jeunes Slovaques vivent chez leurs parents, le plus souvent faute de moyens pour vivre de manière indépendante. Environ quatre sur dix gèrent leurs finances seuls, tandis qu'une proportion similaire prend des décisions en concertation avec les autres membres du foyer. Un quart parvient à épargner chaque mois et une proportion similaire investit régulièrement.

C’est ce que révèle une enquête sur la vie et les finances des jeunes en Slovaquie dont 523 jeunes âgés de 18 à 34 ans ont répondu à l’enquête. La génération Z, qui englobe approximativement cette tranche d’âge, représente environ 880 000 personnes en Slovaquie, soit près d’un habitant sur six.

Leur patrimoine net, c'est-à-dire la différence entre leurs actifs totaux (logement et dettes compris), a diminué de 16 % en termes réels entre 2021 et 2023 en raison de la forte inflation. Un quart d'entre eux savent mettre de l'argent de côté chaque mois. En revanche, ils manquent de confiance en leur capacité à gérer leurs finances et déclarent ressentir du stress financier.

Selon les analystes, un point positif pour l'avenir des jeunes est qu'ils commencent à prendre conscience de l'importance de l'investissement à long terme. Les Slovaques de cette tranche d'âge figurent parmi les investisseurs les plus actifs de la région : un quart d'entre eux investissent régulièrement en actions, en ETF ou en fonds communs de placement. Cependant, ils laissent encore trop d'argent sur leurs comptes courants, ce qui entraînera une dépréciation rapide de leur capital, même en 2026 avec une inflation proche de 4 %.

D'après les statistiques, un cinquième des jeunes partent étudier à l'étranger, et beaucoup n'envisagent pas de revenir s'installer définitivement dans leur pays. L'enquête montre que les jeunes Slovaques sont surtout préoccupés par des questions très concrètes : la hausse du coût de la vie, l'état du système de santé et l'incertitude liée à la situation économique et à l’emploi. Améliorer l'éducation, soutenir l'innovation, moderniser les institutions publiques et améliorer la qualité du logement et des services publics. C'est la politique la plus efficace pour lutter contre l'exode des jeunes. 

Marie-Ondine Vidal; Foto: TASR

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