Dans les Hautes Tatras, les élus locaux et l’administration du Parc national demandent au gouvernement d’agir contre le bruit excessif provoqué par certaines voitures et motos.
Le maire de Vysoké Tatry, ainsi que les maires de Tatranská Javorina, Ždiar et Štrba, ont signé une lettre ouverte avec le directeur du Parc national des Tatras. Le document a été envoyé aux ministères des Transports, de l’Intérieur et de l’Environnement.
Les signataires souhaitent l’adoption rapide de mesures permettant de limiter l’accès des véhicules les plus bruyants à la Route de la Liberté ( Cesta Slobody), l’axe principal qui traverse les Hautes Tatras.
Selon eux, les voitures de sport modifiées et certaines motos produisent un niveau sonore particulièrement élevé. Ce bruit perturbe les animaux sauvages, dégrade les habitats naturels et nuit au calme recherché par les habitants, les curistes et les touristes.
La voie dit Route de la Liberté traverse en effet le cœur du Parc national des Tatras, l’une des zones naturelles les plus protégées du pays. Elle relie également plusieurs quartiers de la ville de Vysoké Tatry, reconnue comme station thermale.
Pour appuyer leur demande, les élus prennent l’exemple du Tyrol autrichien. Depuis 2021, cette région applique une réglementation qui interdit la circulation des motos dépassant un niveau sonore de 95 décibels sur certaines routes de montagne. Cette mesure ne vise donc pas tous les motards mais uniquement les véhicules les plus bruyants. Le contrôle est basé sur le niveau sonore homologué du véhicule, indiqué dans ses documents techniques.
En Autriche, ces restrictions sont en vigueur pendant la saison touristique, de la mi-avril à la fin octobre. Les représentants des Hautes Tatras proposent d’adopter un système comparable en Slovaquie. Ils suggèrent qu’il soit appliqué entre juin et septembre, voire uniquement les week-ends lorsque le trafic des véhicules sportifs est le plus important. Ils demandent également la création de zones de limitation du bruit, une nouvelle signalisation routière, l’autorisation d’utiliser des radars acoustiques et des procédures plus simples pour mesurer le bruit sur place.Selon les signataires, ces mesures permettraient de protéger plus efficacement la nature des Hautes Tatras, de préserver la tranquillité de cette région touristique et d’améliorer la qualité de vie des habitants comme celle des visiteurs.