Même lors d'un séjour à l'étranger permettant de vivre de nouvelles expériences, la vigilance reste de mise. Toute personne contrainte d'accomplir des actes contre son gré, se sentant constamment surveillée ou contrôlée, faisant face à des menaces, des violences ou une restriction de sa liberté de mouvement, peut être victime de traite des êtres humains, un crime relevant de l'article 179 du Code pénal slovaque. Dans de tels cas, les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables, a souligné la police nationale slovaque.
Nombreux sont les jeunes qui partent à l'étranger durant l'été pour profiter d'opportunités d'emploi bien rémunérées et qui, dans leur quête d'indépendance, ne prêtent pas toujours suffisamment attention aux risques encourus.
Selon la police, la traite des êtres humains est un phénomène mondial et des cas de ce crime sont également recensés en Slovaquie. D'après les statistiques de 2025 fournis par la police slovaque, 59 personnes ont été identifiées comme victimes de traite des êtres humains, et des poursuites pénales ont été engagées dans 37 cas. Toujours en 2025, 15 suspects ont été inculpés dans 10 affaires. Fin mai 2026, la police avait enregistré 21 cas qualifiés de traite des êtres humains, ajoutant que ce crime prend diverses formes, mais que les plus courantes sont l'exploitation sexuelle, l'exploitation par le travail et la mendicité forcée.
« Les victimes sont souvent privées de leur liberté et placées sous la surveillance constante des auteurs des faits. Dans certains cas, elles ne reçoivent pas une alimentation suffisante et sont contraintes de consommer de l'alcool ou des stupéfiants et des substances psychotropes. Parmi les pays étrangers où les citoyens slovaques sont le plus souvent exploités figurent l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la République tchèque, l'Italie, les Pays-Bas, la Suisse et le Danemark. Les malfaiteurs exploitent souvent la méconnaissance d'une langue étrangère ou la crédulité de leurs victimes », a averti la police.L'unité de police chargée de la détection et de l'enquête sur le crime de traite des êtres humains est l'Unité de lutte contre l'immigration clandestine du Bureau de lutte contre le crime organisé du Présidium de la police. Elle coopère avec Europol, Interpol, les attachés de police à l'étranger et les services de police d'autres États pour mener des opérations et des enquêtes.
Demander le contrat de travail avant de partir à l'étranger, informer vos proches de votre destination, de l'hébergement et de la durée du séjour et leur envoyer des photos, ne pas confier vos documents de voyage sont, selon les recommandations de la police, les règles à suivre pour une expérience professionnelle sereine à l´étranger.