Amnesty International critique la réforme constitutionnelle en Slovaquie

Amnesty International critique la réforme constitutionnelle en Slovaquie

La réforme constitutionnelle slovaque de 2025 a affaibli les obligations internationales de la Slovaquie en matière de droits humains, aggravé la discrimination à l'encontre des personnes LGBTI, et restreint le droit à l'éducation ainsi que le droit au respect de la vie privée et familiale. De nouvelles exigences légales strictes ont été imposées aux organisations non gouvernementales. Les communautés roms continuent de subir une discrimination systémique, notamment dans les domaines de l'éducation et du logement. C'est ce qu'indique le rapport annuel 2025 d'Amnesty International, organisation internationale de défense des droits humains, qui attire également l'attention sur la crise mondiale des droits humains.

La réforme constitutionnelle du gouvernement a été approuvée par le parlement slovaque fin septembre. Elle a inscrit deux genres dans la Constitution : homme et femme. Elle réglemente également l'adoption d'enfants et le système éducatif. Elle évoque également la souveraineté de la Slovaquie sur les valeurs et les questions culturelles et éthiques. Selon Amnesty International, les modifications constitutionnelles ne sont pas conformes aux obligations internationales de la République slovaque en matière de droits humains. « Ces modifications s'inscrivent dans un mouvement plus large de dérive autoritaire, qui a intensifié la répression de la société civile, notamment des groupes LGBTI et des organisations soutenant les minorités et les communautés marginalisées », indique l'organisation.

Amnesty International considère également comme problématique l'amendement à la loi sur les organisations non gouvernementales, déclaré inconstitutionnel par la Cour constitutionnelle de la République slovaque en décembre. Cet amendement a notamment introduit l'obligation pour les organisations de publier un rapport de transparence et de rendre publiques les informations relatives à la gestion des fonds publics. Selon Amnesty International, cet amendement menace leur droit à la liberté d'association, à l'information et au respect de la vie privée. « Les organisations non gouvernementales, en particulier celles qui critiquent le gouvernement » ont également été « la cible de diffamation, de menaces et d'intimidations » en 2025, précise l'organisation.

Dans le chapitre consacré aux Roms, l'organisation de défense des droits humains souligne qu'ils continuent de subir une discrimination systémique en Slovaquie, notamment dans les domaines de l'éducation et du logement.

Selon Amnesty International, les Roms sont victimes de discrimination quant à l'accès au logement social et se voient proposer des appartements de qualité médiocre. Ils sont aussi souvent contraints de signer des contrats de location à court terme, ce qui « aggrave encore la ségrégation ».

Zuzana Borovská Foto: TASR

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