Selon le Premier ministre Robert Fico, cette situation a entraîné un phénomène de « tourisme à la pompe », notamment de la part de conducteurs polonais venus faire le plein en Slovaquie. En réaction, les autorités ont décidé que, depuis lundi, les véhicules immatriculés à l’étranger paieraient le diesel au prix de 1,826 euro le litre. Ce tarif correspond à la moyenne des prix observés en Tchéquie, en Pologne et en Autriche, soit environ 20 % de plus que le prix pratiqué jusqu’ici en Slovaquie.
Cependant, la Commission européenne considère cette mesure comme discriminatoire et contraire au droit de l’Union européenne (UE). « Nous estimons que cette mesure est hautement discriminatoire et incompatible avec le droit de l’UE », a déclaré le porte-parole Ricardo Cardoso. « Bien que nous comprenions la nécessité de soutenir les citoyens, les mesures ne doivent pas discriminer sur la base de la nationalité ni porter atteinte à l’intégrité du marché unique », a-t-il ajouté.
La Commission européenne a indiqué qu’elle prendrait « les mesures juridiques appropriées » pour garantir le respect des règles. « Il est essentiel que les États membres n’agissent pas de manière unilatérale, mais coordonnent leurs actions dans ce domaine », a encore souligné le porte-parole.
De son côté, Robert Fico a déclaré durant le week-end qu’il ne s’attendait pas à une procédure d’infraction de la part de la Commission. Il a justifié cette position par le caractère temporaire de la mesure, limitée à une durée de 30 jours.
source: ČTK