La République slovaque devrait introduire dans sa législation un nouveau régime d’exception, qui permettrait au gouvernement d’utiliser les capacités des Forces armées de la République slovaque même en temps de paix, si le pays était menacé. C’est ce qu’a déclaré le président de la République slovaque Peter Pellegrini lors d’une conférence de presse. Il a précisé que cette nécessité faisait consensus lors de la réunion d’hier mardi avec le ministre de la Défense Robert Kaliňák et le chef d’état-major des Forces armées slovaques Daniel Zmeko. Le président a toutefois souligné qu’une telle mesure nécessiterait une modification de la Constitution slovaque, ce qui suppose un accord au-delà des clivages politiques.
Comme l’a ajouté le président de la République slovaque Peter Pellegrini, il convoquera une table ronde d’experts sur cette question et invitera également des responsables politiques aux discussions. Il a averti qu’une pression accrue sur les frontières slovaques pourrait survenir, par exemple après la fin de la guerre en Ukraine.
« Il ne s’agit pas d’une législation destinée à préparer la République slovaque à un conflit armé, mais à faire face à une menace. Par exemple, si nous avions des indices selon lesquels un groupe terroriste ou quelqu’un tenterait de détruire notre infrastructure stratégique, comme nos centrales nucléaires », a-t-il assuré.Le chef de l’État a également une idée du mécanisme permettant de déclarer un tel état. Les informations devraient d’abord être examinées par le Conseil de sécurité de l’État, puis le gouvernement pourrait déclarer l’état de menace dans l’étendue nécessaire.
Le ministre de la Défense a expliqué pour sa part que, dans la situation actuelle, une intervention des forces armées contre une menace, sans déclaration d’état de guerre ou de guerre, serait contraire à la loi. Il ne pense pas que, si la Slovaquie disposait déjà d’un tel mécanisme, l’état de menace serait déclaré dans la situation sécuritaire actuelle. Le ministre a également rejeté l’idée selon laquelle ce mécanisme pourrait, une fois déclaré, affaiblir de manière significative les droits civiques des citoyens.