L’implication de la Slovaquie dans le Conseil de la paix doit être analysée

L’implication de la Slovaquie dans le Conseil de la paix doit être analysée

Avant l’implication de la Slovaquie dans le Conseil de la paix initié par Trump, il est nécessaire de vérifier si l’adhésion est conforme au cadre légal et à la Constitution slovaque. Le ministre de la Défense, Robert Kaliňák, et le président du parti KDH, Milan Majerský, ont souligné que le pays doit agir avec prudence, coopérer avec les partenaires de l’UE et mesurer les conséquences de chaque décision. Ils insistent sur la coordination des initiatives de paix avec l’OTAN et l’Union européenne.

« Nous accueillons et soutenons pleinement toute initiative de paix. En particulier, puisque cette initiative a été lancée pour résoudre la situation à Gaza, nous y sommes évidemment très favorables. Cependant, nous devons également respecter notre cadre juridique, qui impose certaines conditions », a déclaré Robert Kaliňák.

Pour Milan Majerský, il est également incertain que l’adhésion soit conforme à la Constitution slovaque. Il estime en outre que toute action au sein du Conseil de la paix de Trump doit se faire en coopération avec les partenaires de l’UE. « C’est l’alpha et l’oméga. Nos alliés les plus proches sont l’OTAN et l’Union européenne. Si nous ne coopérons pas avec les membres de l’UE dans ce Conseil de la paix, je n’y vois pas beaucoup d’espoir», a-t-il ajouté, plaidant pour une approche commune.

Le parti de coalition gouvernementale SNS recommande de refuser l’adhésion, évoquant le coût élevé (1 milliard de dollars), le caractère antidémocratique du Conseil et son intérêt principalement au profit des États-Unis. Le SNS critique également l’absence de débat public et politique sur l’adhésion et souligne que la Slovaquie devrait se concentrer sur le renforcement des organisations internationales existantes, comme l’ONU.

Selon la directrice du cabinet du président du SNS, Zuzana Škopcová, les informations disponibles indiquent que plusieurs États refusent progressivement de participer à ce regroupement. « La Slovaquie ne peut et ne doit pas rejoindre une organisation manifestement utilitaire, qui vise à dissimuler des événements liés au Groenland, au Venezuela et à d’autres mouvements géopolitiques à venir », a-t-elle expliqué.

Selon le SNS, il est impensable que la Slovaquie adhère à une telle organisation sur la seule décision d’une partie du gouvernement, sans véritable débat public et politique. « Le SNS est fondamentalement opposé à une telle adhésion et, dans les conditions qui nous ont été présentées, n’y consentira jamais », a ajouté Z. Škopcová. Le président du SNS, Andrej Danko, a, quant à lui exprimé sa confiance que le gouvernement refusera l’adhésion au Conseil de la paix. « Nous avons des institutions fonctionnelles, nous devrions discuter de la manière de rendre l’Organisation des Nations unies plus efficace, et non de créer de nouvelles structures », a-t-il souligné dans une vidéo sur les réseaux sociaux.

Le vice-président du Parlement Tibor Gašpar appelle à la prudence et met en avant les questions constitutionnelles liées à l’adhésion. « Je crains que quelqu’un ne prépare un parapluie, une protection pour les décisions à venir (…) afin de pouvoir dire que tout ce qui se passera maintenant se fait au nom de la paix et de masquer cela avec les pays qui participeront à ce Conseil. Un autre aspect important est, selon lui, la question constitutionnelle : est-il même possible d’adhérer à une telle organisation ? » a déclaré Tibor Gašpar à propos de l’adhésion au Conseil de la paix.

Selon Branislav Gröhling, le leader du parti SaS en opposition, le Conseil de la paix représente une organisation antidémocratique et il le perçoit comme un plan d’affaires de Donald Trump, pour lequel il faut encore payer un milliard de dollars si l’on veut en faire partie.

Tatiana Minarovičová Foto: TASR

Živé vysielanie ??:??

Práve vysielame