L’espace vital de la Slovaquie se trouve dans l’UE mais elle doit être compétitive

L’espace vital de la Slovaquie se trouve dans l’UE mais elle doit être compétitive

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré dans l’émission télévisé dominicale V politike sur TA3 que l’espace vital de la Slovaquie se trouve dans l’Union européenne et que le pays n’a pas d’autre alternative.

Il a toutefois souligné que l’UE devait subir des changements profonds si elle veut rester forte, compétitive et capable d’agir. Selon lui, l’Union n’est aujourd’hui pas en mesure de réagir efficacement aux crises mondiales et perd progressivement de son influence.

Robert Fico a critiqué la politique étrangère de l’UE et a appelé au départ de la Haute représentante, Kaja Kallas, affirmant que l’Europe n’a pas de leader suffisant et se concentre davantage sur la confrontation avec la Russie que sur des solutions stratégiques. L’UE dispose pourtant d’un énorme potentiel – près de 500 millions d’habitants et une forte puissance économique – qu’elle n’exploite pas suffisamment. Si elle ne se ressaisit pas, elle sera confrontée à d’importants bouleversements internes.

Le Premier ministre soutiendrait la création d’une « coalition des volontaires » au sein de l’UE pour renforcer la compétitivité, lutter contre l’immigration illégale et réduire les prix de l’énergie. La Slovaquie doit, selon lui, agir de manière souveraine et active dans l’Union, et non pas rester affaiblie par des conflits internes.

Sur le plan national, Robert Fico insiste sur un leadership fort, la stabilité de la coalition gouvernementale et la préparation du budget de l’État. Il prévoit de discuter de mesures favorables à la croissance avec l’OCDE, la Commission européenne et les agences de notation. Les tensions au sein de la coalition, dit-il, sont des « guerres de clocher » inutiles et a appelé ses partenaires à se concentrer sur la stabilité du pays et l’achèvement du mandat.

Le Premier ministre a également déclaré que toutes les lois importantes ont été adoptées, notamment le budget et les réformes du code pénal. Il n’exclut aucune coopération politique, y compris avec le parti extra-parlementaire Republika, et estime que ce sont les électeurs qui décideront lors des élections et non une classification morale des partis. Il a en revanche qualifié le parti la Slovaquie progressiste de menace plus importante pour le pays.

Enfin, Robert Fico a rejeté toute ambition de devenir juge constitutionnel. Il souhaite que le Parlement élise au moins un juge à la Cour constitutionnelle et a précisé que la suppression de l’Office des marchés publics n’est pas à l’ordre du jour, même si une fusion avec l’Office anti-monopole pourrait être envisagée.

 

Tatiana Minarovičová, Foto: TASR

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