Position slovaque sur la PAC

Position slovaque sur la PAC

Il n'y a toujours pas d'accord concernant la nouvelle politique agricole commune de l'UE. C'est ce qu'a déclaré le ministre slovaque de l'Agriculture, Richard Takáč, à l'issue d'une réunion des ministres de l'Agriculture des pays de l'UE avec trois commissaires européens le mercredi 7 janvier à Bruxelles.

M. Takáč a précisé que cette réunion, convoquée en urgence à la Commission européenne, faisait suite aux protestations des agriculteurs européens contre l’accord commercial avec les pays du Mercosur. « Il n'y a toujours pas d'accord ni d’entente concernant la nouvelle politique agricole commune », a-t-il expliqué. Selon lui, cette réunion était néanmoins importante car tous les ministres ont exprimé leur position et les « lignes rouges à ne pas franchir » pour leurs pays respectifs.

Il a souligné trois points essentiels pour la Slovaquie. Premièrement, le plafonnement des paiements directs : la Slovaquie ne peut souffrir de posséder le plus grand nombre d'exploitations agricoles, ce qui est un fait historique. Se pose ensuite la question de l'allocation des fonds. Après 20 ans d'adhésion à l'UE, la Slovaquie se situe à 82 % des paiements directs par rapport aux anciens États membres. Selon Takáč, compte tenu de l'inflation, la Slovaquie disposerait de 20 % de ressources en moins pour le secteur agricole. Le gouvernement slovaque perçoit cette perspective avec inquiétude alors que l'UE souhaite consacrer mille milliards d'euros supplémentaires à l'armement. Troisième point important pour la Slovaquie : les secteurs agroalimentaire et viticole ont été exclus du financement de la politique agricole.

Le ministre Takáč a souligné que la Slovaquie exigeait également la mise en place de mécanismes de protection pour les agriculteurs des pays de l'UE. Concernant l'Ukraine, la Slovaquie demande la création d'un fonds spécial destiné à indemniser le secteur agricole en cas de préjudice causé par les produits ukrainiens. « Nous avons tous exigé, et répété à maintes reprises, le respect des normes en vigueur dans l'UE sur les limites des pesticides, des engrais et de diverses préparations interdites dans l'Union. Les normes auxquelles les agriculteurs et les producteurs alimentaires européens sont soumis doivent être respectées par les importateurs potentiels de pays tiers. Nous ne voulons pas de retards de deux, trois ou quatre ans. Nous demandons que ces mesures soient appliquées dès l'entrée en vigueur de ces accords », a conclu le ministre.

Tasr

Jacques Hoflack, Foto: TASR

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